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Tripon-Seguin, le numéro complémentaire

Tripon-Seguin, le numéro complémentaire

Ils porteront le dossard 29, mais ils auraient pu endosser le 44. Damien Seguin (30 ans) et Armel Tripon (34 ans) sont originaires de Loire-Atlantique. Le premier est professeur d'EPS à Guérande. Le second, navigateur professionnel, vit à Nantes. Adv...
David Phelippeau

David Phelippeau

Ils porteront le dossard 29, mais ils auraient pu endosser le 44. Damien Seguin (30 ans) et Armel Tripon (34 ans) sont originaires de Loire-Atlantique. Le premier est professeur d'EPS à Guérande. Le second, navigateur professionnel, vit à Nantes. Adversaires sur les pontons depuis quelques années, les deux hommes, qui courent pour l'association Des pieds et des mains (lire ci-dessous) sur Cargill-MTTM, ont décidé d'unir leurs talents pour cette première édition de la Solidaire du chocolat. Celle-ci partira dimanche, à 17 h, de Saint-Nazaire.

Sur les 40 pieds, Tripon ramène son vécu de la course au large, Seguin, son sens tactique de la régate. « On se complète bien, résume Armel Tripon. Et sur l'eau, ça peut donner quelque chose de très, très bien. » Une complémentarité indéniable qui n'avait pas eu l'effet escompté sur le 1 000 Brittany Ferries, en septembre dernier. Les deux hommes avaient été contraints à l'abandon, après quelques jours de course, car leur voile s'était complètement déchirée. « On ne part pas dans l'inconnu, estime le Guérandais. On sait qu'on peut fonctionner ensemble... » Et avoir une confiance aveugle l'un en l'autre, une nécessité dans une épreuve en double. « C'est la base, explique le Nantais. Il faut pouvoir se reposer sur l'autre, sinon c'est ingérable ! » Seguin se souvient d'une mauvaise expérience vécue sur une édition de l'AG2R : « Ça ne s'était pas super bien passé avec mon collègue... Quand j'allais me coucher, je savais qu'on perdait des milles. C'est toujours frustrant ! » Là, le duo semble habité d'une confiance mutuelle indéfectible. Et ce malgré, le handicap de Damien Seguin, qui n'a pas de main gauche. « Au début, c'est vrai, je me suis dit que j'allais me cogner toutes les manoeuvres, avoue Tripon. Quand tu as une main en moins, ce n'est pas évident... Mais, j'ai rapidement vu qu'il manoeuvrait aussi bien, voire mieux que moi. Le partage des tâches se fera naturellement. » W