Les Bleus veulent s'aérer l'esprit en Bretagne

FOOT L'Equipe de France reçoit les Iles Féroé, samedi à Guingamp...

A.P.

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Les attaquants de l'équipe de France, Thierry Henry et Karim Benzema, lors du match France - Roumanie, le 5 septembre 2009 au Stade de France.
Les attaquants de l'équipe de France, Thierry Henry et Karim Benzema, lors du match France - Roumanie, le 5 septembre 2009 au Stade de France. — B.Tessier/REUTERS

Loin de la routine de Clairefontaine, les Bleus se préparent à une semaine bretonne. Au plus grand bonheur d’un Raymond Domenech qui ne veut pas toujours pas entendre prononcer le mot «barrage».

Pourquoi Guingamp?


Pour le grand air. Après Sochaux et Lens, les Féroens s’apprêtent à découvrir Guingamp et le stade du Roudourou. Un match international dans une commune de 8.000 habitants, l’idée a de quoi dérouter.  Sauf que derrière Guingamp, il y a Noël Le Graët. Ancien patron du football professionnel français (de 1991 à 2000), celui qui occupe désormais la vice-présidence de la FFF reste un homme d’influence au sein du football hexagonal. Interrogé par Ouest-France, Raymond Domenech ne cache pas qu’il a été «un chaud partisan» de ce choix. «Cela faisait un moment que Monsieur Le Graët demandait l’équipe de France pour Guingamp, et là il y avait une possibilité». Une possibilité de remercier l’un des ses principaux soutien au sein de la fédération aussi.

Les Bleus veulent-ils fuir Clairefontaine?


Non, mais l’éloignement a du bon.
Pas de Clairefontaine et de vie de château pour les Bleus cette semaine. Le staff de l’Equipe de France a décidé de changer d’air. La quiétude de la forêt de Rambouillet, laisse place aux bruits des vagues de l’Atlantique. C’est donc à  Perros-Guirec dans les Côtes-d’Armor que les partenaires de Thierry Henry préparent leur match contre les Féroé. «Clairefontaine c’est très bien, mais ça va un moment. On connaît par cœur et ça peut peser à la longue», estime le sélectionneur. Propriétaire d’une résidence secondaire, Raymond Domenech trouve tout un tas de vertus à cette escapade bretonne: «La Bretagne, c’est un pays de football, de gens respectueux des autres, qui reconnaissent l’effort. Quand on est Breton; on sait ce que sont les difficultés.» Et on a tendance à moins siffler le sélectionneur?

Et sinon, les Bleus ont-ils déjà la tête au barrage?


Ne parlez pas des barrages à Raymond Domenech, il risque bien de vous fusiller du regard. «On a trop souvent tendance à oublier de ces deux matchs (contre les Féroé et l’Autriche), qu'ils existent et qu'il faut les jouer avant de disputer, peut-être, le tour de barrages», martèle le sélectionneur. Mathématiquement, les Bleus peuvent tout aussi bien coiffer la Serbie au poteau (et arracher une qualification directe miracle pour le Mondial sud-africain) que terminer troisième derrière l’Autriche. Un nul face aux Féroé combiné à une défaite contre l’Autriche, et la France reste sur le carreau. Pourtant, le calme inhabituel régnant autour des Bleus ne trompe pas: la France a sans doute rendez-vous avec son destin les 14 et 18 novembre prochain.