Roland-Garros délocalisé chez Mickey?

TENNIS Les dirigeants du tennis français envisagent l'hypothèse d'un déménagement à Eurodisney...

R.S. avec A. Pa.

— 

 Le Central de Roland-Garros, pendant le tournoi 2009
 Le Central de Roland-Garros, pendant le tournoi 2009 — SIPA

En invitant Mickey à Roland-Garros en mai dernier, Nelson Monfort lui a peut-être donné quelques idées. Les responsables du tennis français ne s’en cachent plus. Dans la réflexion sur l’aménagement du site de la Porte d’Auteuil, aux frontières de Paris, l’hypothèse d’une délocalisation est maintenant envisagée. A long terme (pas avant une dizaine d’années), le Grand Chelem français pourrait ainsi se dérouler à Eurodisney.

«C’est vraiment très prématuré d’évoquer un tel projet. Ce ne sont que des rumeurs. On ne peut pas nier que l’éventualité existe mais aucune négociation n’a été entamée», concède Gilbert Ysern, le directeur du tournoi dans L’Equipe. Il confirme du même coup les propos de Jean Gachassin, le président de la fédération qui avait émis le premier l’idée d’aller jouer un jour chez Mickey. Une option qui pourtant «lui ferait mal coeur».

Après la F1…

Selon Jean-Paul Baclou, le président UMP du syndicat d’agglomération du Val d’Europe, il s’agit d’une proposition «en vue d’installer le tournoi dans le centre urbain du Val-d’Europe». Un projet qui supplante celui du circuit de Formule 1, abandonné après la fronde des riverains. Concrètement, il s’agit de construire les courts à proximité de la station RER du centre urbain, entre les communes de Chessy et de Serris.

«Aujourd’hui, nous n’avons pas de lieu précis, réplique pour sa part EuroDisney interrogé par 20minutes.fr. C’est l’une des options envisagées par la FFT pour faire évoluer le tournoi de Roland Garros. La Fédération a pensé au Val d’Europe parce qu’il est identifié comme un site potentiel de projet d’envergure avec une très bonne infrastructure touristique. Et la notoriété de Disney a fait le reste. Mais pour l’instant, nous en sommes au stade des préliminaires. On attend toujours un contact concret de la Fédération.»

Un moyen de pression

Dans le même temps, le début des travaux d’extension du site de la Porte d’Auteuil est attendu, mais la FFT se heurte toujours à l’opposition du tandem Goasguen - Baguet, respectivement maire du XVIe arrondissement de Paris et de Boulogne-Billancourt. Les premiers coups de pioche ne devraient pas être donnés avant 2010. Quant au projet de construction d’un nouveau court de 15.000 places de l’architecte Marc Mimram, sur le site George Hébert, il ne devrait voir le jour avant 2012. Un laps de temps jugé trop long par les dirigeants du tennis français qui brandissent la menace de la délocalisation. Un moyen bien connu pour mettre la pression.