Claude Makelele: «On a la capacité de s’imposer»
INTERVIEW•Le capitaine du PSG se montre plutôt optimiste après les bons débuts de son équipe...Avant d’affronter Monaco dimanche, Claude Makelele est surnommé «le vieux», et il assume.
Vous venez de traverser deux semaines de trêve internationale. N’est-ce compliqué à gérer?
Non, on connaît le danger de ces pauses dans le championnat, mais on a continué à travailler pour ne pas se faire surprendre. Notre bonne entame de saison nous rend heureux. Ca aide pour s’entraîner dans la bonne humeur.
Dimanche soir, vous affrontez Monaco. Le PSG part-il favori?
Oui, étant donné notre situation actuelle, on a la capacité de s’imposer. Mais tous les matchs sont difficiles, il faut respecter nos adversaires et faire le maximum pour prendre des points à l’extérieur. Evidemment, si on gagne c’est encore mieux.
En principauté, Guillaume Hoarau sera titulaire. Son retour change-t-il quelque chose?
Non, il a des qualités différentes de «Mev» (Mevlut Erding). Mais le système de jeu ne change pas. De plus, je pense que Guillaume a envie de regagner sa place. Cette envie ne peut être que favorable à l’équipe. Là, il arrive dans une équipe qui tourne bien, c’est un avantage.
Sur la pelouse, vous retrouverez aussi un ancien coéquipier de Chelsea, Eidur Gudjohnsen. Que vous inspire sa venue en France?
J’en suis heureux. Pour ma part, j’ai toujours souhaité que les grands joueurs reviennent vers le championnat français. On voit Morientes revenir, il y a quelques internationaux aussi. C’est bon, ça relève le niveau. Gudjohnsen peut apporter son expérience, aider les jeunes joueurs et marquer des buts. Il a peu joué à Barcelone, mais la concurrence était rude. Il n’a pas perdu ses qualités et peut devenir un leader pour Monaco. Il faudra faire attention à lui.
Après Monaco, viendra Lyon. Cela fait deux bons tests…
On a déjà joué Lille et ça s’est bien passé. Il me paraît important de se concentrer sur les équipes qui ne sont pas forcément des prétendants au titre mais contre lesquels on peut faire la différence et prendre de précieux points.
Avec la Ligue des champions qui arrive, pensez-vous pouvoir profiter de l’accumulation des matchs de Lyon, Bordeaux et Marseille?
Non, ils joueront deux matchs par semaine et on a besoin de jouer en début de saison. Ils seront chauds et encore plus compétitifs. Quand je jouais à Chelsea ou au Real, ces matchs européens ne nous dérangeaient pas, au contraire, c’est stimulant.
L’an dernier, vous hésitiez à rempiler pour une année. Vous ne regrettez pas ce choix?
Non, cet été, j’ai eu une bonne préparation, ce n’était pas le cas l’an dernier. J’en avais besoin pour moi, pour l’équipe. Et puis, le groupe s’est formé tôt. Donc, les matchs amicaux se sont bien passés et maintenant ça paie.
Vos partenaires vous surnomment «le vieux», ça vous plaît?
C’est affectif. Ca ne me gène pas. Et puis, c’est vrai que je commence à me faire vieux.
Concernant l’équipe de France, vous pensez qu’elle se qualifiera?
Bien sûr, je suis leur premier supporter. Je leur souhaite d’y parvenir. Je pense que l’entraîneur est apte. Tout ce qui passe à côté n’a pas d’importance.
Propos recueillis par Matthieu Payen


















