Comment les Bleus de Domenech gèrent les matchs sous tension?

FOOTBALL Une série de sauvetages miraculeux et de fiascos lamentables, en vidéo...

R.S.

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La pression du match oblige Anelka à poser un genou à terre.
La pression du match oblige Anelka à poser un genou à terre. — Reuters
Juin 2008, France 0 – 2 Italie. Fin des vacances en Suisse
 
On le sait bien avant le coup d'envoi, l’espoir de sortir des poules de l’Euro est plutôt mince. Après un nul face à la Roumanie (0-0) et une défaite face aux Pays-Bas (1-3), il faut une victoire avec deux buts d’écart aux Bleus pour se sauver. Au lieu de cela, la France quitte son Euro sur un triplé mémorable: carton rouge d’Abidal, blessure à la cheville de Ribéry et demande en mariage de Raymond en direct sur TF1. Il était vraiment temps de passer à autre chose.




Septembre 2008, France 2 – 1 Serbie. Un air de déjà vu.

Quand l’équipe de France s’avance au stade de France face au Serbes, on parle déjà d’absence de style, de l’avenir de coach Raymond ou d’instabilité à des postes clés. On évoque Mexès en défense centrale, Flamini au milieu et Steve Savidan en pointe. Mais grâce à Henry et Anelka, les Bleus effacent provisoirement les doutes nés de la défaite inaugurale en Autriche (3-1). Raymond Domenech le sait, la qualif se jouera au match retour.



Septembre 2005, Irlande 0 – 1 France. Sauvé par Henry
 
A cette époque là, les Bleus n’ont pas encore la tête au Mondial allemand. Englués dans leur groupe de qualif’, ils s’extirpent du traquenard de Lansdown Road grâce à un coup de patte lointain de Thierry Henry. Un 30e but en Bleu qui fait vibrer les cordes vocales de Thierry Gilardi. Le sauveur de l’équipe de France joue pourtant sur une jambe ce match décisif dans la course au Mondial. «J’étais largement moins bien qu’aujourd’hui», confiait-il la semaine dernière à Clairefontaine. On peut être rassurés.



Juillet 2006, France 1 – 1 Corée du Sud. En stand-by.
 
On ne compte pas les occasions ratées des Bleus face aux Coréens dans ce groupe de Coupe du monde. L’exercice est trop fastidieux. Après un nul inaugural face à la Suisse (0-0), les Bleus doivent s’imposer pour espérer. Ces Bleus étaient pourtant bien partis, menant rapidement 1-0 grâce à un but d'Henry avant que Vieira n’inscrive un deuxième but, injustement refusé par l’arbitre. Comme souvent, l’avenir de la bande à Raymond se jouera sur son ultime match de groupe. Une bien mauvaise habitude.
 


Juillet 2006, France 2 – 0 Togo. Le début d’une histoire.

 
«Je me suis dit qu'on allait sortir de la compétition». Rétrospectivement, la déclaration d’après match de William Gallas semble surréaliste. Pourtant la bande à Vieira a bien failli ne jamais disputer la deuxième finale de Coupe du monde de son histoire. Au pied du mur, les Bleus doivent s’imposer par deux buts d’écart pour s’épargner un affront mémorable dans un groupe où figurent la Suisse, la Corée du Sud, et donc le Togo d’Adebayor. Le jour de son anniversaire, Patrick Vieira offre un but et une passe décisive à son équipe pour prolonger son voyage en Allemagne. Et dire que sans cela, on n’aurait jamais assisté au coup de boule de Zidane…

 


Septembre 2007, France 0 – 1 Ecosse. Une bonne douche
 
Mickaël Landreau s’en souvient encore. Cette frappe soudaine de James Mc Fadden qui glisse sur sa main savonneuse et se loge sous sa barre transversale. Au Parc des Princes, où la Coupe du monde de rugby a repoussé les Bleus, les retrouvailles sont gâchées par ce Kostadinov «made in Scotland». Au lieu de se mettre à l’abri et entrevoir leur qualification pour l’Euro, l’équipe de France reste à distance de l’Italie et son adversaire du soir au classement. Un retard qui ne sera pas rédhibitoire pour une équipe qui déjà, aimait bien se faire peur.



France - Ecosse 0-1 Mc Fadden
par lilmarcus