La Ligue 1 se refait le maillot

A. Pa. et R.S.

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Le Lyonnais Mathieu Bodmer avec un maillot sans sponsor face au Mans, lors de la première journée de Ligue 1, le 8 août 2009.
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Le Lyonnais Mathieu Bodmer avec un maillot sans sponsor face au Mans, lors de la première journée de Ligue 1, le 8 août 2009. /* Style Definitions */ p.MsoNormal, li.MsoNormal, div.MsoNormal {mso-style-parent:""; margin:0cm; margin-bottom:.0001pt; mso-pagination:widow-orphan; font-size:12.0pt; font-family:"Times New Roman"; mso-fareast-font-family:"Times New Roman";} span.srcvaluelabelvalue {mso-style-name:"src_value label_value";} @page Section1 {size:595.3pt 841.9pt; margin:70.85pt 70.85pt 70.85pt 70.85pt; mso-header-margin:35.4pt; mso-footer-margin:35.4pt; mso-paper-source:0;} div.Section1 {page:Section1;} --> Le Lyonnais Mathieu Bodmer avec un maillot sans sponsor face au Mans, lors de la première journée de Ligue 1, le 8 août 2009. — Stephane Mahe / Reuters

Après les combinaisons polyuréthane des Mondiaux de natation, la Ligue 1 est aussi frappée par des polémiques de maillots. Pour certaines équipes, le sujet devrait même animer tout leur début de saison.

L'OL ne tente pas le pari

Jean-Michel Aulas compte bien ne pas en rester là. Sponsorisé par la société de paris sportifs en ligne Betclic, interdite en France jusqu’au 1er janvier 2010, l’OL a dû jouer avec un maillot immaculé face au Mans samedi soir (2-2). Privé de sponsor. Alors qu’il avait menacé de braver l'interdiction, Jean-Michel Aulas n’a pas pris de risques en débarquant dans la Sarthe avec deux jeux de maillots. Ce week-end Eric Woerth, le ministre du Budget, avait mis le holà: «en démocratie, le respect de la loi n’est pas négociable», a-t-il lâché dans le Journal du Dimanche. «Etre dirigeant sportif et hors-la-loi, c’est incompatible. J’appelle donc Jean-Michel Aulas et Betclic à garder leur sang-froid. Ils mènent une opération de publicité, mais une mauvaise opération pour le sport. Je ne laisserai pas faire».

S’il a joué la carte de la raison ce week-end, le président lyonnais entend utiliser tous les recours possibles pour obtenir gain de cause. «C'est un gros préjudice infligé aux clubs français, et qui va coûter très cher à la Ligue ou la Fédération car à un moment ou un autre, évidemment, nous serons dans notre bon droit et notre légitimité sera reconnue», prévient le président lyonnais. «Je pense que devant un tribunal européen, nous aurions gain de cause immédiatement». De son côté, la Ligue reste tributaire de la réglementation en vigueur. Elle ne peut autoriser le port d’un équipement interdit par la loi, même s’il est autorisé à l’étranger. En Espagne, l’OL a déjà eu l'occasion de fanfaronner avec son maillot, à l'occasion de la Coupe de la Paix.

Boulogne et Montpellier mis à nu

A Rennes, Boulogne-sur-Mer ne s’est pas seulement fait remarquer pour son bizutage en Ligue 1. Un 3-0 encaissé sans broncher au stade de la Route de Lorient. Le club nordiste, toujours en quête d’un partenaire principal pour la saison, a joué avec un grand «Qui?» sur son maillot. Histoire d’attirer l’œil d’un sponsor. Même souci pour Montpellier, qui faute de partenaire, a adopté l'étendard du patron, «Groupe Nicollin», comme solution provisoire. S'ils ne trouvent vraiment personne pour les épauler avant la fin du mois, ils peuvent toujours demander conseil à Romain Mesnil. Le perchiste une technique bien à lui pour attirer le chaland.

Une histoire de sueur 

Enfin, dans la série, mon-maillot-n'est-pas-prêt-pour-la-rentrée, les joueurs nancéiens se sont aussi fait remarquer. Piégés à leur insu pour une histoire de couleur. L’arbitre de la rencontre face à Valenciennes a jugé bon de faire jouer l’ASNL dans une tenue bleue foncée (avec short noir) vierge de tout sans sponsor, pour ne pas confondre leur nouveau maillot (marron), avec celui des Valenciennois (toujours rouge). Avec la sueur, les deux coloris étaient difficilement dissemblables. «Nous n'avions pas apporté de deuxième jeu de maillots, le nôtre et celui de Valenciennes ayant été validés. L'arbitre a expliqué qu'avec la sueur, le marron et le rouge pouvaient finir par se confondre. Cela nous a bien embêté… et finalement nous a porté chance», a expliqué le président lorrain Jacques Rousselot. A quand un match interrompu pour chaussettes non réglementaires?