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Records du monde, on frôle l'indigestion

Records du monde, on frôle l'indigestion

NATATIONEt cinq records du monde supplémentaires qui font onze... en deux jours...
Romain Scotto

Romain Scotto

De notre envoyé spécial à Rome,


Cette fois, le public commence à comprendre. Quand les nageurs s'élancent en fin d'après-midi dans le bassin romain, il y a presque toujours un record du monde à la clé. Du coup, la question n'est plus de savoir si les meilleures marques mondiales seront abaissées. Mais plutôt quel sera le nouveau temps de référence le lendemain sur les tablettes de la fédération internationale.


Après les six records du monde de la journée inaugurale (sur cinq distances différentes), cinq nouvelles marques sont tombées au Foro Italico, lundi. Dans le désordre, Anastasia Zueva (100m dos), Rebecca Soni (100m brasse), Arianna Kukors (200m quatre nages), Sarah Sjostrom (100m papillon) chez les femmes et Brenton Rickard (100m brasse) chez les hommes.


Pour revivre les finales de lundi en live, cliquez ici...

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Emballé quelques minutes après les deux premiers coups de force de la journée, le public romain s'est peu à peu éteint au fils des courses. La dernière recordwoman du jour, Kukors, a juste eu droit au «service minimum». Quelques applaudissements de circonstance. La lassitude gagne donc déjà les Mondiaux. Le public n'est pas dupe et commence à comprendre que ces satanés morceaux de tissus en polyuréthane sont en train de gâcher la fête.


A force de voir les temps insignifiants s'enchaîner, il n'est pas impossible qu'en fin de semaine un record du monde soit battu dans l'indifférence générale. On peut même miser sur d'éventuels sifflets. Qui sait? Quoi qu'il en soit, du côté des nageurs, les chronos sont depuis bien longtemps passés au second plan. Quand les records sont presque aussi fréquents que le nombre de finales, il peut difficilement en être autrement.