Ecclestone se défend d'avoir loué Hitler

F1 Mais il loue son rôle positif...

Avec agence

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Le Napoléon de la Formule 1, Bernie Ecclestone, à Londres en novembre 2008.
Le Napoléon de la Formule 1, Bernie Ecclestone, à Londres en novembre 2008. — Andrew Winning / Reuters

 

Beaucoup plus tendancieux que le «rôle positif de la colonisation», qui a déjà fait couler beaucoup d’encre, Bernie Ecclestone, le patron de la F1, invente le rôle positif d’Hitler. Une étrange défense aux attaques dont le grand argentier de la F1 fait l’objet après une interview dans «The Times»  où il avait vanté les mérites d’Hitler.

«Tout cela était un gros malentendu», a dit Ecclestone au quotidien à grand tirage «Bild». «Je n'ai pas évoqué Hitler comme un exemple positif, j'ai seulement observé que, avant de commettre ses crimes horribles, il avait agi efficacement contre le chômage et la crise économique», a souligné le patron des circuits.

De nombreux amis juifs

Dans un entretien publié samedi par le «Times» britannique, Ecclestone avait affirmé que Hitler «était efficace» et que la démocratie «n'a pas fait grand bien à beaucoup de pays».

Revenant sur ses propos dans «Bild», Ecclestone a souligné qu'il ne lui «serait jamais venu à l'idée» de «blesser les sentiments d'une communauté», et qu'il compte «de nombreux juifs parmi (ses) amis». Une défense plutôt éculée.

Le vice-président du Conseil central des juifs d'Allemagne, Dieter Graumann, a estimé lundi ces propos insuffisants, et a appelé à un boycott du prochain Grand Prix de Formule 1, qui aura lieu ce week-end en Allemagne.