Girondins de Bordeaux : Mouscron, club belge propriété de Gérard Lopez, rétrogradé au niveau amateur

FOOTBALL En difficulté financière, le Royal Excel Mouscron n’a pas obtenu sa licence pour continuer à jouer au niveau professionnel et pourrait déposer le bilan dans les prochaines semaines

C.C.
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Gérard Lopez lors du rachat du club belge de Mouscron en juillet 2020.
Gérard Lopez lors du rachat du club belge de Mouscron en juillet 2020. — Shutterstock/SIPA

C’était attendu, c’est désormais officiel. Le club belge du Royal Excel Mouscron, propriété de Gérard Lopez, n’a pas reçu sa licence pour pouvoir continuer à évoluer au niveau professionnel l’an prochain. Il est automatiquement relégué en D2 ACFF, la quatrième division. C’est-à-dire au niveau amateur. Le club pourrait désormais déposer le bilan dans les prochaines semaines.

Mouscron était déjà au bord du précipice quand l’homme d’affaires hispano-luxembourgeois l’a repris en juillet 2020. Mais le propriétaire et président des Girondins de Bordeaux n’a pas réussi à le redresser. Il avait annoncé dès l’été dernier qu’ils ne comptaient plus subvenir aux besoins du club. Depuis, celui-ci était en vente pour un euro symbolique. Gérard Lopez avait notamment décidé de s’asseoir sur les 12,7 millions d’euros investis dans le club selon son entourage.

Une reprise avortée avec un fonds d’investissement anglais

« Pour la faire courte, on a eu une dizaine de propositions ces derniers mois pour racheter l’Excel, explique un proche du club. Il n’y a eu que des clowns à une exception, un fonds d’investissement anglais qui pouvait faire le deal mais il y a eu un problème avec AML [l’agence anglaise régulation des fonds d’investissement qui lutte notamment contre le blanchiment d’argent]. » L’AML a refusé de valider l’accord car Mouscron est assujetti à une possible condamnation pénale en raison de la gestion du club par les prédécesseurs de Gérard Lopez.

Aujourd’hui, le club se retrouve au bord de la faillite. Si des discussions existent toujours avec des possibles repreneurs, les dirigeants belges pourraient déposer le bilan dans les prochaines semaines. Le conflit avec le club du Losc au sujet de la convention qui liait les deux clubs n’est, lui non plus, toujours pas réglé. Le litige pourrait même finir devant la justice. Jusqu’à maintenant malgré certains retards de salaires, la holding de Gérard Lopez Jogo Bonito a continué à assurer leurs paiements. Qu’en sera-t-il à la fin du mois du mai ?

Bordeaux, l’autre dossier brûlant

En parallèle de ce dossier, les équipes de Gérard Lopez s’activent surtout sur la possible relégation des Girondins de Bordeaux en Ligue 2. Elle pourrait être officielle dès ce mercredi soir en cas de victoire de l’AS Saint-Etienne à Nice en match en retard de la 36e journée de Ligue 1.



A ce stade, les dirigeants essaient de boucler un business plan pour permettre au club de repartir au mois en deuxième division. Pour rappel, ils doivent pour ça boucher un trou de 40 à 45 millions d’euros selon les informations de 20 Minutes.

« On est assez optimiste sur le fait d’y arriver. Les grandes lignes sont là maintenant il va falloir affiner le tout mais cela passera par une restructuration profonde du club à tous les étages. Après, il y aura le passage devant les instances… », explique un membre des Girondins de Bordeaux.