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Aravane Rezaï: «J'en avais assez de perdre»

Aravane Rezaï: «J'en avais assez de perdre»

TENNISLa Française revient de loin...
Propos recueillis par A.P.

Propos recueillis par A.P.

Après deux ans de doutes et de défaites, Aravane Rezaï a retrouvé ce coup de raquette qui faisait d'elle la relève du tennis féminin tricolore. Désormais entraînée par son frère - son volcanique de père a pris un peu de recul - la Française a confirmé sa récente victoire au tournoi de Strasbourg en disposant de la Japonaise Ai Sugiyama pour son entrée dans le tournoi.

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Vous avez compté votre nombre de victoires consécutives sur terre battue ?

Non. Vous savez... Six. Ca fait beaucoup (rires).


Il y a encore deux semaines et votre victoire à Strasbourg vous étiez au-delà du Top 100. Vous mesurez le chemin parcouru en si peu de temps?

Je n'étais pas à ma place. Pendant plusieurs moi j'ai douté de moi. Aujourd'hui, j'ai retrouvé ma confiance. Il y a des hauts et des bas dans le tennis, mais cette période basse était trop longue. Presque deux ans. J'en avais assez de perdre.

Comment expliquez cette période de mauvais résultats?

J'ai rencontré des joueuses plus fortes qui m'ont fait perdre confiance mentalement. Mais je suis contente d'enfin montrer qui je suis.


Qu'est-ce que tu as appris de cette période?

D'être plus patiente sur le court déjà. Mentalement, j'ai appris qu'il fallait continuer à se battre même quand on enchaîne les défaites. J'ai aussi appris à faire confiance aux gens autour de moi. Mais à un moment donné, je me suis demandé si je n'allais pas tomber au fond du puit.


Après l'élimination d'Amélie Mauresmo, les doutes de Marion Bartoli et d'Alizé Cornet. Est-ce tu ressens une attente particulière?

Un peu... Je ne m'attendais pas à autant de monde pour ma conférence de presse. J'essaye de ne pas penser aux autres et de me concentrer sur mon tennis et d'abord prendre du plaisir, c'est la clé pour réussir. Je ne ressens pas une pression particulière parce les autres ont de mauvais résultats, mais d'abord parce que c'est Roland-Garros.

Vous êtes en où dans l'évolution de votre jeu vers l'avant?

J'essaye toujours de m'améliorer. J'ai progressé au niveau physique, je suis moins à la rue sur certaines balles. Maintenant, il faut que j'aille plus vers l'avant. Contre Sugiyama, je n'ai pas trop eu l'occasion de le faire, mais j'espère le faire au prochain tour.


Au deuxième tour, le Française sera opposée à la qualifiée slovène Polona Hercog, tombeuse (6-2, 4-6, 6-1) de la Russe Alisa Kleybanova.