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Les Nantais peuvent s'en mordre les doigts

Les Nantais peuvent s'en mordre les doigts

Mamadou Bagayoko a quitté le vestiaire le premier. La mine renfrognée,
David Phelippeau

David Phelippeau

Mamadou Bagayoko a quitté le vestiaire le premier. La mine renfrognée,

il s'est présenté devant les médias. Complètement désabusé. « On fait toujours les mêmes erreurs, regrette le Malien. Ça ne sert plus à rien de parler... » L'attaquant nantais a pourtant raconté, pendant quelques minutes, un match que le FC Nantes aurait pu et dû gagner, avec davantage de réalisme offensif et défensif. Volontaires à défaut d'être géniaux, les Canaris ont fait vaciller Rennes, qui peut toujours lorgner sur la 5e place.

C'est ce même Mamadou Bagayoko qui ouvre le score juste avant la pause (1-0, 42e). Sa réalisation, empreinte d'abnégation, illustre la prestation du FCN, hier soir. Mais cette envie, couplée avec de bons passages dans le jeu, n'a pas suffi. L'attaquant breton Moussa Sow douche les Nantais (1-1, 84e) à six minutes de la fin sur un cafouillage... Le baroud d'honneur ne change rien. Le FCN laisse filer deux points. « Les joueurs ont été à la hauteur », estime l'entraîneur, Elie Baup. Le réveil a-t-il été trop tardif ? L'avenir nous le dira... » Car, au final, l'opération comptable du FCN est quasiment blanche. Le club reste 19e à deux journées du terme (à Sochaux et contre Auxerre). Le premier relégable, Saint-Etienne, est à trois unités. Deux victoires pourraient suffire à sauver sa place en Ligue 1. Mais comment l'imaginer quand Nantes n'a gagné qu'un de ses treize derniers matchs ? « On n'avait déjà pas beaucoup de marge de manoeuvre, mais là, elle s'est encore réduite », analyse Guillaume Moullec. « On peut mourir bientôt, mais ce n'est pas encore le cas ! », conclut, de son côté, le gardien de but Jérôme Alonzo. L'enterrement a simplement pris quelques jours de retard... W