Mondial 2022 : Terrible échec pour l’Italie, la Macédoine du Nord défiera le Portugal

FOOTBALL La Squada Azzura ratera la Coupe du monde pour la seconde fois consécutive

20 Minutes avec AFP
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Le joueur italien Domenico Berardi après l'élimination de la Squadra Azzura face à la Macédoine du Nord en barrage du Mondial 2022.
Le joueur italien Domenico Berardi après l'élimination de la Squadra Azzura face à la Macédoine du Nord en barrage du Mondial 2022. — Antonio Calanni/AP/SIPA

Coup de tonnerre à Palerme. Un but de la Macédoine du Nord dans le temps additionnel a éliminé l’Italie (1-0) et déprogrammé la finale de barrage tant attendue contre le Portugal, qui lui a fait la loi contre la Turquie (3-1), jeudi.

Le pays de Galles aussi est qualifié grâce à un doublé de Gareth Bale contre l’Autriche (2-1) et jouera en juin contre le vainqueur d’Écosse-Ukraine, match décalé en raison de la guerre.

Enfin la victoire de la Suède en prolongation contre la République tchèque (1-0 a.p.) promet un somptueux duel entre Zlatan Ibrahimovic, suspendu jeudi, et Robert Lewandowski pour la troisième finale de barrage. La Pologne de « Lewa » était qualifiée d’office après la mise à l’écart de la Russie pour l’invasion de l’Ukraine.

Génération italienne maudite

Mais la nouvelle la plus incroyable est venue d’Italie. Le quadruple champion du monde, champion d’Europe en titre, va manquer le Mondial pour la deuxième fois d’affilée, ce qui ne lui était jamais arrivé. Déjà battue il y a quatre ans par la Suède (1-0/0-0), la « Nazionale » a encore échoué en barrages. Les enfants d’Italie vont vivre douze années sans Coupe du monde.

Pas de Qatar, donc, mais une sacrée traversée du désert pour toute une génération de joueurs qui n’aura connu que des échecs en Coupes du monde, puisque tous les héros du dernier sacre mondial (en 2006) ne sont plus là depuis longtemps, à l’exception de Gianluigi Buffon, retraité international. Le Mondial s’est ainsi résumé aux deux éliminations au 1er tour (2010 et 2014) pour les anciens Bonucci (34 ans) et Chiellini (37 ans) et à une élimination au 1er tour pour Verratti (29 ans), Insigne (30 ans) ou Immobile (32 ans), autant de joueurs qui seront peut-être trop âgés pour le prochain en 2026.

Le bourreau Trajkovski

Crispés, portant trop le ballon à l’image du Parisien Marco Verratti, les hommes de Roberto Mancini n’ont jamais retrouvé le jeu fluide qui les a mis sur le toit de l’Europe l’été dernier. Domenico Berardi a beaucoup gâché, même un cadeau du gardien macédonien Stole Dimitrievski (30e), Giacomo Raspadori a frappé la barre (78e), et Aleksandar Trajkovski les a punis. Son but est superbe, un contrôle orienté de la poitrine et une frappe croisée pour tromper Gianluigi Donnarumma, qui a vécu un mois de mars cauchemardesque, commencé par les trois buts de Karim Benzema au Real Madrid avec le Paris SG.

Dans l’histoire sportive de la Macédoine du Nord, le miracle de Palerme rejoint le « miracle de Duisbourg », la victoire en Allemagne (2-1), qui avait contribué à les emmener à ce barrage.

Pour disputer une seconde grande compétition, après l’Euro-2020, les Macédoniens doivent battre un autre ancien champion d’Europe, le Portugal.

Gareth Bale présent

Le Portugal s’est fait peur contre la Turquie, surtout quand le Lillois Burak Yilmaz a tiré sur la barre le penalty de l’égalisation à 2-2 (85e).

La Seleçao menait depuis des buts d’Otavio (15e) puis Diogo Jota (42e), mais Yilmaz (65e) avait relancé la Turquie. En toute fin de rencontre, Matheus Nunes a sécurisé la victoire. Cristiano Ronaldo est toujours en route pour rejoindre les joueurs ayant disputé cinq Coupes du monde. Il n’a pas marqué mais a participé aux buts de son équipe.

Le pays de Galles s’en est remis à sa star, Gareth Bale, capitaine et légende qui a envoyé son équipe en finale avec deux magnifiques buts, un coup franc direct en lucarne (25e) et une frappe croisée en pivot dans la surface (51e). Marcel Sabitzer a seulement réduit le score (65e).

Grâce à leur leader, les Dragons sont toujours en course vers leur deuxième Coupe du monde, après 1958. Ils devront attendre juin pour savoir s’ils affrontent l’Écosse ou l’Ukraine. A Solna, dans un match crispé, un superbe échange entre Aleksander Isak et Robin Quaison a abouti au but du second (110e), à dix minutes de la fin de la prolongation.