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Paris passe la quatrième

Paris passe la quatrième

VOLLEYLe club parisien, vainqueur dimanche face à Tourcoing, (17-25; 25-20; 18-25; 25-22; 15-13) remporte son quatrième titre de champion de France...
Romain Scotto

Romain Scotto

Egaré à quelques mètres de son banc, Marcelo Fronckowiak assiste seul à la scène, la lèvre inférieure coincée entre les dents. Le cornac de Tourcoing, qui disputait son dernier match à la tête du TLM, sait que ses joueurs ne sont pas passés loin de l'exploit dans la salle Charpy du Paris-Volley. Mais comme à chaque fois depuis quatre ans, l'étreinte finale du championnat réunit six grands hommes au maillot bleu, et autant de remplaçants portant tous les couleurs du club parisien.


Au bout d'une saison où elle a rarement marqué le pas, l'équipe de Mauricio Paes a donc conservé son titre national, dimanche, en écartant Tourcoing en finale, au terme d'un match retour qui a attendu le cinquième set pour désigner son vainqueur. «Ca s'est joué à rien du tout note Hubert Hénno, le libéro international du PV. A deux sets partout, ça se joue à l'expérience et sur l'aspect psychologique. On revient vraiment d'une situation pas possible.»


Le réveil de Rejlek


Car pendant plus de deux heures de match, les Tourquennois, soutenus par une armée assourdissante tout droit descendue du Nord, ont bien cru bouleverser les habitudes printanières de la bande de Jiri Novak. Sous l'impulsion de Gilson et Tolar, les deux distributeurs automatiques de missiles en attaque, les Nordistes ont mené tout au long d'un match,perdu dans un tie-break haletant. «C'est là que Rejlek a sorti des services pas possibles, regrette Nicolas Marechal, Il nous a fait très mal». Filip Rejlek, l'un des meilleurs parisiens tout au long de la saison qui portera la saison prochaine le même maillot que son adversaire du soir.


En attendant, le réveil de l'attaquant tchèque permet bien aux Parisiens d'asseoir leur hégémonie sur le Pro A. Sous l'oeil de Frank Leboeuf et Bertrand Delanoë, ils soulèvent déjà leur quatrième trophée de rang. Le huitième en dix ans. A coup sûr, le plus étourdissant.