Quand Aulas déboule dans le vestiaire des arbitres

FOOT Le président lyonnais avait l'air très remonté à l'issue de la défaite de son équipe à Bordeaux...

R.S.

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Le président de l'Olympique Lyonnais, Jean-Michel Aulas, lors du match de Ligue des champions face à Barcelone, le 10 mars 2009.
Le président de l'Olympique Lyonnais, Jean-Michel Aulas, lors du match de Ligue des champions face à Barcelone, le 10 mars 2009. — G.Nacarino/REUTERS

On l’a d’abord vu s’agiter en tribune présidentielle, se lever, pester et interpeller ses collaborateurs. Puis Jean-Michel Aulas a déboulé dans les couloirs du stade Chaban Delmas, tête baissée et front plissé pour taper à la porte de Stéphane Bré, l’arbitre d’un match Bordeaux – Lyon (1-0) que les champions de France vont vite s’efforcer d’oublier.

En ressortant du vestiaire des arbitres, le président Aulas s’est ensuite expliqué. S’il a tenu à «rendre hommage» aux Bordelais, le président de l’OL regrettait le pénalty non-sifflé pour son équipe suite à une faute de Chalmé sur Ederson dès la 6e minute. «C’est sûr que si l’on avait eu ces pénaltys dans la première partie du match peut-être que la rencontre aurait été inversée.»

«Un des meilleurs arbitres de France»

Beau joueur, il n’a pas accablé les arbitres, mettant en avant le professionnalisme de Bré: «L’erreur est humaine, l’arbitre peut se tromper. Ce soir, il se trompe deux fois en notre défaveur, deux penaltys, c’est beaucoup mais Monsieur Bré est un des meilleurs arbitres de France probablement même le meilleur donc il faut faire contre mauvaise fortune bon cœur». Reste à savoir si c’est effectivement ce qu’il a glissé aux principaux intéressés lors de leur court tête à tête.