Federer, un genou à terre

TENNIS Le Suisse s'incline face à son ami Stanislas Wawrinka en 8e de finale du tournoi de Monte-Carlo...

R.S.

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Le Suisse Roger Federer, à sa sortie du court à Monte-Carlo en 8e de finale le 16 avril 2009.
Le Suisse Roger Federer, à sa sortie du court à Monte-Carlo en 8e de finale le 16 avril 2009. — SIPA

Pas de raquette brisée au sol pour cette fois-ci. Mais une défaite qui fait une nouvelle fois désordre dans la saison de Roger Federer, toujours à la recherche de son tennis. L'euphorie du jeune marié n'a duré qu'un seul match pour le Suisse, bouté hors du tournoi de Monte-Carlo aux portes des quarts de finale. Entre les gouttes, le Bâlois a été trahi (sportivement) par son compatriote et ami, Stanislas Wawrinka (6-4 ; 7-5).

Il y a quelques mois, c'est avec ce joueur qu'il remportait le titre olympique du double à Pékin. L'autre Suisse du Top 20 s'y est donc pris à trois reprises pour bouleverser la hiérarchie nationale. Sans grande effusion de joie, par respect pour le numéro 2 mondial. «C'est sympa de jouer Stan mais c'est devenu un bon joueur maintenant et il faudra donc se méfier», reconnaissait Federer au sujet de son compère, 16e mondial, avant de de le croiser pour la première fois sur terre battue. Au final, il avoue que «perdre contre un ami fait moins mal.»

Regard dans les chaussettes

Pas assez agressif et coupable de trop nombreuses fautes directes, surtout en coup droit, Federer a subi le jeu de son adversaire pendant presque tout le match. Même sur terre battue, on l'avait rarement vu jouer si loin de sa ligne de fond de court ou poser ses mains sur ses genoux, le regard dans les chaussettes sur certains points perdus.

Sur le central monégasque, Wawrinka aurait même pu renvoyer Federer face à ses doutes un peu plus tôt s'il ne s'était pas montré si fébrile sur les points importants. L'ancien numéro 1 mondial avait longtemps hésité avant de s'aligner dans le tournoi où il souhaitait vite effacer sa fin de saison sur dur et emmagasiner un maximum de matchs sur terre avant Roland-Garros. Il jure pourtant «ne pas être très inquiet. Ce n'est pas un bon résultat mais je ne m'attendais pas non plus à dominer tout le monde ici.» S'il ne bouleverse pas à nouveau son agenda, il ne lui reste plus que deux tournois, Rome et Madrid, pour remettre les choses en place.