Hamilton et Massa ne sont plus seuls en piste

FORMULE 1 Quels sont les favoris et les jeunes loups de la saison 2009 qui débute dimanche à Melbourne en Australie...

Alexandre Pedro

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"Je pense que c'est ma plus belle course à ce jour, s'enthousiase Lewis Hamilton. Avec la stratégie que nous avions prévue, j'étais effectivement un peu déçu samedi après les qualifications. Je n'étais pas très content du travail accompli. Mais après avoir regardé les relevés télémétriques j'ai réalisé que je ne m'étais peut-être pas trompé dans mon choix de pneus."
"Je pense que c'est ma plus belle course à ce jour, s'enthousiase Lewis Hamilton. Avec la stratégie que nous avions prévue, j'étais effectivement un peu déçu samedi après les qualifications. Je n'étais pas très content du travail accompli. Mais après avoir regardé les relevés télémétriques j'ai réalisé que je ne m'étais peut-être pas trompé dans mon choix de pneus." — Huseyin Caglar AFP

 Elle paraît loin l’époque où le suspens d’une saison de F1 se résumait à deviner à combien de Grand Prix de la fin, Michael Schumacher serait couronné. En 2008, Lewis Hamilton avait coiffé au poteau Felipe Massa au dernier virage du dernier Grand Prix pour le titre mondial. Mais ce final à couteaux tirés traduisait la domination implacable de Ferrari et McLaren-Mercedes qui, sur dix-huit Grand Prix, n'en avaient laissé filer que quatre à la concurrence.

 

Avec sa batterie de nouvelles règles techniques imposées aux écuries, la FIA a voulu rebattre les cartes et élargir le champ des écuries susceptible de se mêler à la victoire. Info ou intox, Fernando Alonso, auteur de la meilleure deuxième partie de saison du plateau, se donne même «sept chances sur dix» remporter le titre au volant de sa F1. Pour l’ancien pilote Jacques Laffite, la nouvelle réglementation va favoriser « des garçons comme Alonso ou Massa qui savent s’adapter à la voiture et faire avec ses contraintes, qu’un Räikkönen plus agressif». 

 
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Après avoir affiché des performances déroutantes cet hiver, les McLaren-Mercedes d’Hamilton et Heikki Kovalainen enchaînent des chronos en progrès ses derniers jours. Reste à savoir comment l’écurie va réagir au départ de Ron Dennis, patron inamovible des flèches d’argent pendant 28 ans. La Scuderia se présente au départ à Melbourne avec plus de certitudes et un Felipe Massa qui a relégué la taciturne Kimi Räikkönen au rang d’équipier.

 

«On peut considérer Brawn GP comme notre adversaire le plus dangereux» 

 

Derrière, Robert Kubica (BMW Sauber) et Sébastian Vettel (Red Bull) pointent le museau de leur monoplace. A 24 et 21 ans, le Polonais et l’Allemand ont déjà prouvé qu’ils avaient le coup de volant pour jouer la gagne sur certaines courses. Mieux servi avec sa BMW, Kubica ne se cache pas derrière son casque : «Le titre est le seul truc qui compte réellement».

 

Et puis il y a l’énigme Brawn GP. Les performances de l’ancienne écurie Honda alimentent tous les fantasmes. «Si on jette un œil sur leurs dernières séances d'essais où ils tournaient une seconde plus vite que tout le monde, on peut considérer Brawn GP comme notre adversaire le plus dangereux», ose même Felipe Massa. A 29 ans, l’Anglais Jenson Button n’a peut-être jamais disposé d’une monoplace aussi performante. Décidément, le temps de Michael Schumacher est bien loin.