Le FCN regarde vers le bas

David Phelippeau

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Si le FC Nantes reste en L1, le 30 mai au soir, il faudra lui décerner un prix. A ce jour, Jérôme Alonzo est le seul à croire au maintien avec autant d'assurance. Tout du moins, il est le seul à le déclamer. Discours de circonstance ou véritable conviction ? Toujours est-il que le gardien de but nantais a lancé sans ambages, samedi soir, à l'issue de la défaite face à Marseille (2-0) : « On va se maintenir ! » Avant lui, il y a encore quelques semaines, Pascal Praud, le directeur général délégué du club, affichait aussi une grande sérénité. Mais cette dernière s'est progressivement étiolée au fil des déconvenues nantaises. Février et mars ont, en effet, été fatals aux Canaris.

Quatre points sur vingt et un possibles, le bilan se révèle famélique. Samedi soir, la « Bonne mère » ne l'a pas été avec les Canaris... Consistants en première période, ils ont craqué sous les coups de boutoir marseillais après la pause. De toute façon, leur pouvoir de nuisance offensive était tellement insignifiant samedi que Nantes n'aurait pu arracher au mieux qu'un point au Vélodrome. « Il y a plein de raisons d'être optimiste, estime pourtant Jérôme Alonzo, sur FC Nantes TV. Moi, je pars d'ici et j'ai envie de me battre, de tout donner à ce groupe, à ces gars, qui se déchirent tous les matins à l'entraînement, et qui, en ce moment, ne sont pas payés de leurs efforts le samedi soir. Il n'y aucune raison que ça ne tourne pas en notre faveur. » En tout cas, il reste neuf matchs aux Nantais pour s'assurer un avenir en L1. L'entraîneur Elie Baup a fixé douze points. Pour l'heure, et au regard du calendrier, on ne voit pas comment ils pourront les engranger. Car, si, ce matin, les Nantais n'ont toujours pas rebasculé dans la zone de relégation, c'est vraiment parce que les poursuivants n'avancent pas non plus... ■