L'OM lessive l'Ajax

FOOT Un but de Tyrone Mears qualifie les Marseillais...

Sandrine Dominique

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Mamadou Niang, de l'Olympique de Marseille, et Rasmus Lindgren, de l'Ajax Amsterdam, le 12 mars 2009 lors du match de Coupe de l'UEFA, au Stade-Vélodrome.
Mamadou Niang, de l'Olympique de Marseille, et Rasmus Lindgren, de l'Ajax Amsterdam, le 12 mars 2009 lors du match de Coupe de l'UEFA, au Stade-Vélodrome. — REUTERS/Philippe Laurenson

Cent huitième minute de la prolongation. Jeu de tête, Samassa dévie pour la tête de Mears qui offre à l’OM le but de l’égalisation (2-2) et de la qualification en quart de finale face à l’Ajax Amsterdam. Un drôle de signe du destin pour le latéral qui aura été souvent le maillon faible phocéen lors de ce match retour. Mais, il était dit que les Olympiens seraient les bourreaux des clubs néerlandais cette saison. Après le PSV Eindhoven et Twente, l’OM a donc sorti Amsterdam. Un cadeau d’anniversaire empoisonné pour le club batave qui fêtait lors de cette rencontre ses 109 ans.

«On a souffert»

 Mais que ce match fut stressant ! Car si Marseille a réussi l’essentiel, la manière a manqué. Plutôt que d’attaquer le ballon comme à Paris dimanche (1-3), les hommes d’Eric Gerets ont subi le jeu rapide à une touche de balle des Néerlandais. D’autant que la défense marseillaise était loin d’être impériale. Une arrière-garde au sein de laquelle Rodriguez faisait pourtant son retour à la place de Civelli mais où Mears ne cessait d’endurer les assauts hollandais.

L’ouverture du score par Enoh (1-0, 32e) était donc logique. Heureusement, Niang s’illustrait pour le but égalisateur (1-1, 35e). Mais comme souvent cette saison, l’OM se contentait de ce but, reculant de plus en plus bas face aux vagues hollandaises. Et comme souvent l’OM craqua. Sur un joli numéro de Suarez, Sulejmani redonnait l’avantage aux siens (2-1, 74e) offrant ainsi la prolongation à l’Ajax. La suite on la connaît. Mears allait être le héros inattendu de la soirée. Ben Arfa, entré à la 77e, aurait même pu corser l’addition (118e). «On a souffert, on n'a pas été capable de maîtriser notre jeu et on a couru derrière le ballon, heureusement on marque ces goals», concluait Eric Gerets.