Les Canaris font marche arrière
C'est comme si Elie Baup avait ressorti ses vieux disques. Du moins ceux d'il y a six ou sept mois... A son arrivée, en septembre, l'homme à la casquette avait enfilé sa tenue de chantier et clairement défini ses grands principes. « De la sueur, du s...David Phelippeau
C'est comme si Elie Baup avait ressorti ses vieux disques. Du moins ceux d'il y a six ou sept mois... A son arrivée, en septembre, l'homme à la casquette avait enfilé sa tenue de chantier et clairement défini ses grands principes. « De la sueur, du surpassement, de la combativité. » Avec ces vertus, le FCN s'était stabilisé, puis extirpé de la zone rouge.
A ce jour, et après une série de cinq matchs sans succès, les Canaris (16es) sont aux abords de cette zone de turbulences. Le collectif compact et cohérent, à l'origine du rebond nantais, s'est effrité. Nantes doit retrouver ses fondamentaux. « Il faut être bien en bloc, estime Yoann Poulard. Si on respecte ça, on prendra des points. Mais il faut être pas trop loin les uns des autres... »
Et, à entendre Baup, en tout cas, le temps est compté. « Il faut prendre conscience qu'il ne faut pas attendre... », lance-t-il. D'autant qu'après la venue de Lorient, les Canaris affronteront successivement Marseille, Lille et Toulouse... Que du lourd. Dans les situations d'urgence, l'entraîneur nantais exhume donc ses classiques. « Il faut être capable de courir, de suer, de s'entraider, de se parler, de se sacrifier pour l'équipe, pour son partenaire, énumère Baup, qui pourra composer avec Aurélien Capoue et Rémi Maréval sur le côté gauche, tandis que Mamadou Bagayoko est toujours incertain (une décision sera prise aujourd'hui). Il n'y a pas de place pour les états d'âme ! » Et sans doute pas non plus pour un jeu de grande facture. « Après, les gens peuvent penser ce qu'ils veulent, poursuit Baup. Nous, nous devons prendre des points. » Trois permettraient aux Canaris de passer devant l'adversaire du soir, actuellement 10e... ■


















