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Le Guen recadre son milieu

Le Guen recadre son milieu

FOOTAdepte du turn-over, l'entraîneur parisien récupèrera quelques titulaires pour le déplacement de samedi à Grenoble...
R.S.

R.S.

Il y a deux choses qui agacent Paul Le Guen par-dessus tout. Qu’on mette en doute le crédit qu’il accorde à la coupe de l’UEFA. Et qu’on s’interroge sur la capacité de l’effectif parisien à être compétitif sur plusieurs terrains de jeu à la fois. «L'équipe n'a pas assez de profondeur de banc? Je n’aime pas qu’on me répète ça. Si j’ai prêté des joueurs comme Sankharé ou Mulumbu au mercato, c’est parce que je savais très bien que derrière, des jeunes pouvaient assurer.»

Mercredi soir face à Wolfsburg, le public parisien a fait la connaissance de deux d’entre eux, Tripy Makonda, qui n’avait jamais porté le maillot du PSG, mais aussi de Maxime Partouche, deux minutes de temps de jeu en Ligue 1 dans les jambes lors de son entrée sur la pelouse du Parc. Comme souvent en championnat, les jeunes pousses de la génération 90 regagneront le banc, samedi soir, pour le déplacement à Grenoble et laisseront à nouveau leur place aux cadres de l’équipe.

«Engueuler certains joueurs»

«Il peut être dangereux pour la suite de jouer toujours avec les mêmes», justifie Le Guen, qui n’a jamais caché sa préférence pour le championnat. Jérôme Rothen, replacé dans l’axe pour laisser s’ébrouer Makonda, retrouvera sa place sur le flanc gauche. Tout comme la charnière du milieu de terrain Makelele – Clément. Cette saison, les deux hommes forment l’une des paires les plus complémentaires de Ligue1. L’un dans un rôle de ratisseur, deuxième joueur de L1 le plus sanctionné de cartons jaunes. L’autre dans sa capacité à projeter le jeu vers l’avant, ce qui n’a pas toujours été le cas depuis son arrivée à Paris.

Positionné légèrement plus haut que son capitaine, le joueur au poignet plâtré accueille avec détachement son nouveau rôle. «C’est Paul (Le Guen) qui veut que je me place plus près des attaquants. Ca me convient bien. Claude me parle beaucoup sur le terrain. Et il m’encourage à parler. Même à engueuler certains joueurs si c’est pour le bien de l’équipe.» Un signe plutôt encourageant à la veille des retrouvailles avec le promu isérois, vainqueur au Parc des Princes en début de saison. A l’époque, les Parisiens observaient d'assez loin la deuxième place qu'ils occupent aujourd'hui (12e). Les engueulades n’avaient alors sûrement pas la même saveur.