Coronavirus à Montpellier : Il y aura bien un Festival international des sports extrêmes (Fise) en septembre

EPIDEMIE Le Fise proposera aussi à la Sud de France Arena, en juin, les Championnats du monde de BMX

Nicolas Bonzom

— 

Le Fise, à Montpellier (Archives)
Le Fise, à Montpellier (Archives) — N. Bonzom / Maxele Presse
  • Cette année, une nouvelle battle virtuelle du Festival international des sports extrêmes, qui avait connu le succès en 2020, aura lieu. Elle sera dédiée aux juniors.
  • Le Fise proposera aussi des manifestations physiques. Il y aura, d’abord, au début du mois de juin, des Championnats du monde de BMX, à la Sud de France Arena.
  • Et pour le début du mois septembre, le Fise planche également sur un « condensé » de ce qui fait le succès de cette manifestation depuis plus de vingt ans.

Les amateurs de glisse et de sports urbains vont être aux anges : il y aura bien, cette année, un Fise (Festival international des sports extrêmes) à Montpellier (Hérault). Sans surprise, l’épidémie de Covid-19 a cependant contraint l’organisateur, Hurricane, à revoir considérablement l’ampleur de l’événement, qui avait rassemblé, lors de sa dernière édition, en 2019, plus de 600.000 visiteurs.

En 2020, faute de pouvoir se réunir en mai sur les berges du Lez, le Fise avait organisé des épreuves en ligne, en invitant les compétiteurs du monde entier à se filmer, et les internautes à voter pour les prestations qu’ils ont préférées : 1.300 athlètes issus de 85 pays y ont participé, et le « e-Fise » a généré 20 millions de vues. Cette année encore, cette battle virtuelle aura lieu. Mais elle sera toutefois consacrée exclusivement aux juniors, les moins de 16 ans. « Les riders de demain, c’est sans doute le plus important pour nous », explique le Montpelliérain Hervé André-Benoît, le créateur du Fise.

Des Championnats du monde de BMX en juin

Mais, espérant que l’épidémie se calme, l’événement parie, aussi, sur des événements physiques cette année. Et même plusieurs. Il n’y aura pas, comme à l’accoutumée, de rendez-vous au bord du Lez, au début du printemps. Mais en juin, et à la rentrée, deux manifestations sont au programme. D’abord, du 4 au 8 juin, la Sud de France Arena, à Montpellier, accueillera les Championnats du monde de BMX, avec les meilleurs riders de Freestyle Park et de Flat. Avec des catégories masculines et féminines.

L’événement sera diffusé dans une cinquantaine de pays. Ce sera, pour la discipline, une première « depuis les derniers Championnats du monde, il y a plus d’un an et demi », se réjouit David Lappartient, président de l’Union cycliste internationale (UCI). Et nous serons « à quelques semaines des Jeux olympiques », qui offrent, pour la première fois, une place à ces disciplines, poursuit Michel Callot, président de la Fédération française de cyclisme (FFC). L’événement sera, d’ailleurs, qualificatif pour Tokyo.

Un Fise light en septembre

Matthias Dandois, star du BMX Flatland, sera de la partie. « Ces Championnats du monde, c’est une excellente nouvelle, confie-t-il. Après plus d’un an sans aucune compétition, ça fait vraiment trop plaisir. Ce fut une année bénéfique, j’avais besoin de ce break, pour me refaire une armada de nouveaux tricks… Mais là, je suis prêt ! »

Enfin, du 3 au 5 septembre, une 25e édition du Fise est dans les tuyaux à Montpellier. « Nous tenons à organiser une édition physique, où les fans pourront revenir applaudir leurs riders préférés, souligne Hervé André-Benoît. Ce sera un condensé de ce qui se fait de mieux au Fise. » BMX, skateboard, roller, parkour et trottinette seront, notamment, au menu de cette version allégée de l’étape montpelliéraine. L’occasion, poursuit le fondateur du Fise, de « faire la fête sur le nouveau monde qui s’ouvrira à nous ».

L’événement devrait avoir lieu, avec du public, sur la place Georges-Frêche, le parvis de l’hôtel de ville. Reste à savoir quelle jauge sera autorisée. « Dans le sport, nous n’avons pas vraiment de visibilité sur ce que l’on pourra ou pas faire, reprend le créateur du Fise. Dans le milieu culturel, on parle d’une jauge de moins de 5.000 personnes. On travaille sur cette jauge-là. Mais, dans les quatre à cinq mois qui nous séparent de l’événement, beaucoup de choses peuvent évoluer. On fera le maximum sur ce qui sera autorisé. »