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Federer retrouve Nadal pour défier l'histoire

Federer retrouve Nadal pour défier l'histoire

TENNISEn finale de l'Open d'Australie, le Suisse peut égaler le record de 14 victoires en Grand Chelem d Pete Sampras...
R.S.

R.S.

Il n’a plus qu’une seule marche à gravir. Encore une victoire, dimanche face à Rafael Nadal et Roger Federer entrera un peu plus dans l’histoire. En finale de l’Open d’Australie face l'Espagnol, le joueur aux treize titres majeurs peut égaler le record de Pete Sampras et relancer l’impossible débat sur le meilleur joueur de tous les temps.

Revenu à son meilleur niveau, le Suisse est bien conscient que le 1er février peut devenir une date historique du tennis. «Le décor est planté, affirme Federer. C’est sans doute le record le plus significatif à mes yeux, avec le nombre de semaines passées dans la peau du numéro 1 mondial. Ce sont les deux records les plus importants. Ils témoignent de la régularité au sommet.»

Six mois après Wimbledon

Face à lui, Rafael Nadal, disputera sa première finale de Grand Chelem sur dur. Le Majorquin, qui a bénéficié d’une journée de repos de moins que son adversaire, sort d'un match éblouissant de plus de cinq heures face à Fernando Verdasco. Même si le gaillard n’est pas du genre à flancher physiquement, sa capacité à récupérer sera donc l’une des principales inconnues de la finale.

A ce niveau, les deux joueurs se sont déjà croisés sept fois dans un Majeur (Nadal mène 5-2). Le rendez-vous des deux meilleurs joueurs du circuit est même le plus fréquent de l’histoire du tennis en finale de Grand Chelem. Ils ne se sont plus affrontés depuis leur fameuse finale de Wimbledon, en juillet dernier, considérée comme «un désastre», par un Federer anéanti après sa défaite 9-7 au cinquième set.

Nouvel affront?

Perdre à Melbourne ne serait donc un nouvel affront pour l’ancien patron du circuit, dépossédé de son statut l’année dernière. L’Open d'Australie fait partie des territoires de chasse préférés du Suisse où il s’est imposé à trois reprises. Le taurillon de Manacor, lui, prend de plus en plus ses aises dans l'arène australienne. Depuis ses débuts il y a quatre ans, il passe chaque année un tour supplémentaire. L’an dernier, il avait chuté en demi-finale. Mais avec ses jambes de rugbyman, l'Espagnol est bien du genre à sauter des marches.