Jeux olympiques : Les responsables américains soutiennent le droit des athlètes à protester contre le racisme

DROITS Le Comité olympique des États-Unis a demandé au CIO de mettre à jour ses directives pour permettre « des actions pacifiques qui défendent spécifiquement les droits humains et la justice raciale et sociale »

20 Minutes avec agences
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Pour ce poing levé, Tommie Smith et John Carlos ont été exclus à vie des Jeux Olympiques.
Pour ce poing levé, Tommie Smith et John Carlos ont été exclus à vie des Jeux Olympiques. — AP/SIPA

Le Comité olympique et paralympique des États-Unis (USOPC) ne sanctionnera pas les athlètes américains qui protesteraient de manière « respectueuse » contre le racisme lors des JO de Tokyo-2020.

Le droit des athlètes à défendre la justice raciale et sociale « s’aligne absolument sur les valeurs fondamentales d’égalité qui définissent l’équipe des États-Unis et les mouvements olympique et paralympique », a estimé jeudi la directrice générale de l’USOPC, Sarah Hirshland. « Nous sommes convaincus que les athlètes de la Team USA (…), peuvent être une force de premier plan pour le bien collectif, et nous sommes fiers de plaider en faveur (…) de voies d’expression respectueuses des athlètes au sein de notre communauté sportive », a soutenu la présidente du comité, Susanne Lyons.

Le CIO pourrait assouplir sa position

L’USOPC a demandé au Comité international olympique (CIO) et au Comité international paralympique de mettre à jour leurs directives pour permettre « des actions pacifiques qui défendent spécifiquement les droits humains et la justice raciale et sociale », tout en les distinguant des « manifestations visant à diviser » et des « discours de haine ».

Le CIO a mis à jour ses règles sur l’activisme des athlètes en janvier, bannissant toute forme de revendication sur les podiums et les terrains de sport. Mais l’instance a suggéré qu’elle était prête à assouplir sa position, et soutient les discussions menées par la Commission des athlètes olympiques pour autoriser des manières « dignes » de soutenir des actions contre le racisme.

L’exemple de Mexico 1968

En juin, des athlètes américains et l’icône des Jeux de Mexico 1968 John Carlos, exclu à l’époque pour avoir levé le poing contre la ségrégation raciale, avaient appelé le CIO à supprimer les règles interdisant aux athlètes de manifester leurs opinions politiques, religieuses ou raciales pendant les Jeux.

Début octobre, c’était le président de la Fédération internationale d’athlétisme, Sebastien Coe, qui avait estimé que les participants aux JO devraient avoir le droit de protester de manière « respectueuse ».

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