Confinement : Le président de la Ligue de basket craint que des clubs disparaissent

BASKET Alain Béral lance l'alerte

W.P, avec AFP

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Les sports en salle ne savent pas s'ils pourront continuer leur saison à huis clos.
Les sports en salle ne savent pas s'ils pourront continuer leur saison à huis clos. — POOL / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP

Le basket mis en danger par le confinement. Le président de la Ligue nationale de basket (LNB), s’inquiète des conséquences de la contrainte du huis clos et estime que la balle orange est en danger en France. « On pourrait imaginer que des clubs puissent disparaître », a-t-il notamment alerté vendredi.

« Pour nous, jouer sans public, sans partenaires, sans VIP, c’est jouer sans économie. On nous dit aujourd’hui, vous pouvez jouer, donc vous devez jouer. Mais à huis clos, c’est très, très compliqué », a expliqué Alain Béral à l’issue d’une assemblée générale de la LNB. « L’économie des clubs va être tellement impactée, que si on accepte cela jusqu’au bout, et bien on va disparaître, pour être tout à fait clair », a-t-il ajouté.

Durant la nouvelle période de confinement annoncée par président Emmanuel Macron​ jusqu’au 1er décembre au minimum, le sport professionnel français est autorisé à poursuivre son activité, mais uniquement à huis clos, un problème majeur pour des disciplines comme le basket, le hand ou le volley, avec des droits télé très faibles voire inexistants et donc des rentrées d’argent provenant toutes directement ou indirectement du public.

Pas les mêmes garanties qu’au printemps

Lors de la première période de confinement entre le 17 mars et le 11 mai, le sport pro était complètement à l’arrêt. Les mécanismes de chômage partiel, et l’accès au prêt garanti par l’Etat ont permis aux clubs de passer ce premier épisode sans trop de casse.

En revanche, « on n’a pas les mêmes garanties qu’en mars, avril, mai et juin, qu’il y ait des aides sur le chômage, les charges sociales, qui puissent compenser un certain nombre de choses. Aujourd’hui ce n’est pas le cas. On n’est pas sûr de notre activité », a martelé le président de la Ligue, qui estime que pour un club d’Elite, le huis clos revient à une perte de 100.000 à 180.000 euros par match.

Décision mardi soir sur les prochaines rencontres

« Quand un club accepte de jouer à huis clos chez lui, il perd les recettes, les VIP, les sponsors s’il n’est pas diffusé. Dans un modèle comme celui que nous avons développé, c’est létal. On pourrait imaginer si l’on acceptait cela, que des clubs puissent disparaître très vite, pour des problèmes de trésorerie ou de défaut de paiement », a-t-il insisté. « Très vite », ça pourrait être dans « moins que quelques mois. »

La LNB a reporté à mardi soir au plus tard sa décision quant à la tenue des prochaines rencontres jusqu’au 1er décembre, les 7e et 8e journées prévues ce week-end, puis lundi et mardi étant d’ores et déjà reportées.