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Le Vendée Globe est-il joué?

Le Vendée Globe est-il joué?

VOILEA un peu plus de deux semaines de l'arrivée, Michel Desjoyeaux file vers la victoire finale...
Romain Scotto

Romain Scotto

A priori, Michel Desjoyeaux navigue sur la voie royale. Sans rivaux dans les pattes et sur un bateau épargné par les avaries. Rien ne semble l’empêcher de cueillir, dans environ deux semaines, sa deuxième victoire dans le Vendée Globe. Embarqué dans une longue et éprouvante remontée de l’Atlantique, le «Professeur» a accru dans la journée son avance sur son dauphin, Roland Jourdain, relégué à 285 milles. Vendeeglobe2009

Ecueils météoVendeeglobe2009


Ces dernières heures, le skipper de Foncia voyait pourtant son principal challenger revenir lentement dans son sillage. Ralenti par une dorsale anticyclonique, il profite maintenant de l’effet d’accordéon et regarde avec malice le bateau de «Bilou» s’embourber dans la mélasse. Quelles conditions météorologiques attendent les leaders dans la dernière ligne droite de la course? Les deux skippers ne souhaitent pas aborder le sujet. Ou feignent de ne pas encore s’y intéresser.


«Pour rigoler, j’ai regardé un fichier de vent de dix à quinze jours, avouait Michel Desjoyeaux lors de la vacation de mercredi. Quand j’ai vu le bazar que c’est, j’ai refermé le bouquin. De toute façon, il y a de fortes chances pour que ça change quand j’arriverai sur zone. Et au lieu de me préoccuper de tout ça, je préfère me concentrer sur mon objectif.»

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Car plusieurs pièges guettent encore les leaders de la flotte. Pour rallier en tête le port des Sables d’Olonne, ils devront négocier au mieux le Pot au noir, l’anticyclone des Açores mais aussi le Golfe de Gascogne, particulièrement dévastateur en début de course.

«C'est le pif qui me fait dire ça»


Un retour à la régulière de «Bilou» paraît improbable. A moins d’un hypothétique traitement de faveur du côté du ciel, le skipper de Veolia environnement ne peut qu’«espérer» un souci technique de son rival. Et, de ce côté-là, celui qui vient de bricoler son pied de mât ne perd pas complètement espoir.


«J’ai réparé pour arriver, mais rien ne m’empêche de gagner. Je sais que Mich’ ne l’entend pas de cette oreille. Armel non plus. Mais je vais faire tout ce que je peux pour arriver devant. Mais je me demande si Mich’ n’a pas eu un peu plus de bricoles qu’il veut bien le dire. C’est le pif qui me fait dire ça.» Heureusement pour lui qu'en voile, la course répond parfois à des logiques insaisissables.