Patinage : Morgan Ciprès va passer devant la commission disciplinaire de la FFSG

PATINAGE Le patineur est accusé d'avoir envoyé des photos obscènes à une mineure en 2017

N.C. avec AFP

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Morgan Ciprès en mars 2018.
Morgan Ciprès en mars 2018. — AFP

Le patineur artistique Morgan Ciprès, accusé d’avoir envoyé des photos obscènes à une mineure fin 2017, doit passer jeudi devant la commission disciplinaire de la Fédération française des sports de glace (FFSG), dont la décision est attendue d’ici « fin juillet », a-t-on appris de source proche du dossier.

C’est la nouvelle présidente, Nathalie Péchalat, élue mi-mars après la démission de l'inamovible Didier Gailhaguet, emporté par le scandale de violences sexuelles qui a secoué le patinage français début 2020, qui a saisi cette commission « fin avril-début mai », a confirmé la fédération à l’AFP mercredi. La commission disposant de trois mois après la saisine pour statuer, elle rendra sa décision d’ici « fin juillet », y ajoute-t-on, sans préciser en revanche l’échelle des sanctions encourues par le patineur.

Gailhaguet discret, à l’époque

L’affaire avait éclaté début décembre dernier, quand le quotidien américain USA Today avait révélé que Ciprès (29 ans), ainsi que ses entraîneurs basés en Floride, John Zimmerman et Silvia Fontana, étaient visés par une enquête de l’organisation américaine Safe Sport, dédiée à la lutte contre les violences dans le sport. Lui pour avoir, en décembre 2017, envoyé deux photos de son sexe à une jeune patineuse de treize ans. Eux pour avoir fait pression sur l’adolescente pour qu’elle garde le silence.

Toujours selon USA Today, des « informations nouvelles ou supplémentaires » ont conduit dernièrement à relancer une enquête menée par ailleurs par le shérif de Pasco County en Floride. Au moment de la révélation de l’affaire, la FFSG, alors encore présidée par Gailhaguet, était restée particulièrement discrète. Elle avait seulement publié un communiqué, plusieurs jours plus tard, indiquant qu’il n’y avait pas « en l’état des informations disponibles, de motif pour ne pas accorder sa confiance » à Ciprès.

Péchalat « ne veut plus régler les problèmes avec une tape dans le dos »

Puis début février, en plein scandale de violences sexuelles, Gailhaguet avait qualifié de « honteuse connerie » et d'« erreur inadmissible » les faits reprochés au patineur, tout en ajoutant qu’il n’était « pas sanctionné » sportivement. Ciprès va finalement devoir faire face à la commission disciplinaire de la FFSG.

Péchalat « ne veut plus régler les problèmes avec une tape dans le dos », résume-t-on à la fédération. La commission disciplinaire est composée de cinq membres « choisis en raison de leurs compétences d’ordre juridique ou déontologique » et est « compétente pour prononcer des sanctions », explique la fédération sur son site Internet.