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Christophe Bourguignon: «Les matchs sans Santos, c'est pas possible»

Christophe Bourguignon: «Les matchs sans Santos, c'est pas possible»

FOOTLe leader des Ultras restera aux portes du Stade-Vélodrome mardi soir pour OM - Atlético...
Recueilli par Romain Scotto

Recueilli par Romain Scotto

Mardi soir, le Vélodrome devrait sonner creux. A l’appel du commando Ultra du virage sud, auquel appartient Santos Mirasierra, les supporters marseillais resteront aux portes du stade, boulevard Michelet. A la veille du match retour de Ligue des Champions entre l’OM et l’Atlético Madrid, Christophe Bourguignon, le représentant du groupe, explique à 20minutes.fr le déroulé de la soirée…


>>> Retrouvez mardi le live heure par heure de la journée, dès 14h à Marseille...


Vous avez lancé un appel au boycott. Vous espérez que le stade Vélodrome soit vide, mardi soir?

Vide, je ne sais pas. Mais on n’a pas limité le mouvement aux Ultras. Nous, on lance un appel. Après, on ne peut pas interdire aux gens d’entrer dans le stade. Mais on espère bien que le mouvement sera suivi.


Qu’allez-vous faire pendant la rencontre, Boulevard Michelet?

Je ne sais pas, on ira peut-être dans les bars regarder le match à la télé. Ou on restera sur place sachant qu’on devrait être très nombreux. Il y a déjà pas mal de messages de soutien qui ont été placés aux abords du stade. Dans les arbres, sur les grilles. Un peu partout quoi.


Vous ne craignez pas d’éventuels débordements?

Non, parce qu’il n’y aura sûrement pas de supporters de l’Atlético à Marseille. S’il y en a et qu’ils viennent chercher des histoires, je ne dis pas. Mais sinon, il n’y a pas de raison.


Lucille Mirasierra, la soeur de Santos, a dit qu’elle espérait que «tout explose à Marseille»…

Mais c’était sous le coup de l’émotion. Elle était énervée. C’est tout. Dans ces cas-là, on peut dire des choses en l’air qu’on ne pense pas.


En France et en Europe, vous avez reçu le soutien de nombreux kop ultra…

Oui de partout. Nos amis de l’AEK Athènes, d’Hambourg, de La Corogne, de Séville, de la Sampdoria, nous ont apporté des messages de soutien. Il n’y a pas qu’en France qu’on voit des banderoles dans les stades. On ressent vraiment le soutien de tout le monde. Et puis il faut savoir que Santos a reçu des cartes d’Australie, d’Afrique du Sud, de Chine, du Japon…


Ce qui lui arrive aurait-il pu arriver à n’importe quel Ultra?

Non, je ne crois pas. La police l’a voulu, elle l’a eu. Elle savait qu’il avait la double nationalité, parce qu’à l’entrée, Santos a montré son passeport. Il nous l’a dit dans le stade. Il est venu nous voir et il nous a dit «les gars, j’ai fait la pire connerie: j’ai montré mon passeport». Si y’en avait un à attraper en cas de débordements, c’était bien lui.

Sa peine peut être confirmée en appel, voire alourdie. Vous l’envisagez?

Non, ce n’est pas possible. On ne l’imagine même pas. Trois ans et demi... Il ne peut pas faire autant de prison.


Dans le kop, qu’est ce qu’il représente?

C’est notre chef, c’est tout. Il gérait le virage, donnait les ordres. Il était respecté. On nous prive de notre leader. Les matchs sans lui, c’est pas possible.