Bundesliga : Lutte pour le titre, Français et beau jeu... On vous refait le début de saison si vous l'avez raté

FOOTBALL « 20 Minutes » vous donne l'occasion d'attraper la Bundesliga en plein vol avant la reprise à 15h30

William Pereira

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Lewandowski et le Bayern ont un petit break d'avance sur la concurrence
Lewandowski et le Bayern ont un petit break d'avance sur la concurrence — Matthias Schrader/AP/SIPA
  • La Bundesliga repart (à huis clos) samedi à 15h30
  • Le Bayern est en tête du championnat devant Dortmund et Leipzig
  • 20 Minutes vous propose un petit guide au cas où vous n'auriez pas suivi la BuLi jusqu'ici

On vous mentirait si on vous disait qu’on s’attendait à revoir du football aussi tôt dans l’année. On vous mentirait aussi si on vous disait que ça nous fait pas plaisir, et tant pis si ça fait de nous des égoïstes. La Bundesliga reprend ses droits samedi à 15h30 avec cinq affiches, dont le derby de la Ruhr, Dortmund-Schalke (qu'on vous livera sur 20 Minutes!!!!), puis une sixième à 18h30, Francfort-Mönchengladbach (prononcez Mön-chen-glad-barrrrrr, vous vous y ferez avec le temps). Pour voir le Bayern, il faudra en revanche attendre dimanche 18h.

Le calendrier de la 26e journée de Bundesliga
Le calendrier de la 26e journée de Bundesliga - capture d'écran (Soccerway.com)

Voir du foot à la télé, c’est bien. Comprendre les tenants et les aboutissants du spectacle auquel vous allez assister, c’est mieux. 20 Minutes vous propose donc un petit guide pour vous éviter d’être paumés au coup d’envoi. Et pour nous assister dans notre séance de rattrapage, on a invoqué l’expertise du défenseur français néoretraité Romain Brégerie, huit ans de foot allemand au compteur et détenteur du record du nombre de matchs joués à huis clos en Allemagne : deux.

« C’est un journaliste allemand qui me l’a récemment appris », en rit-il, tout en essayant d’anticiper les conséquences de cette surdité imposée. « Il y a des joueurs que ça va favoriser parce que c’est des mecs qui gèrent mal la pression ou qui sont meilleurs à l’entraînement et d’autres qui ont besoin de sentir la compétition et du public pour se donner à fond. C’est un saut dans l’inconnu. » Ça, c’est pour le préambule. Pour ce qui est du résumé du championnat, ça donne « ça ».

La lutte pour le titre

1. Bayern Munich (55 pts), 2. Borussia Dortmund (51 pts), 3. RB Leipzig (50 pts), 4. Borussia Mönchengladbach (49 pts), 5. Bayer Leverkusen (47 pts)

On vous voit venir, « oui, le Bayern est en tête comme d’habitude, blabla ». Peut-être, mais cette année, il a fallu attendre que Niko Kovac se fasse botter les fesses après une tannée sur la pelouse de Francfort (défaite 5-1) et qu’Hansi Flick le remplace sur le banc au mois de novembre pour relancer la machine. Depuis, tout roule pour les Bavarois. Que des victoires, un nul et deux défaites.

L’avis de Romain Brégerie : « Devant, tu as tous les gros budgets. Sans grosse surprise le Bayern est devant mais il y a une grosse lutte pour le titre. Derrière c’est quand même le BVB à quatre points, Leipzig, Monchengladbach, Leverkusen… Mais bon quatre points, on sait qu’avec le Bayern ça peut être beaucoup. Derrière ce groupe, il y a un énorme gap avec le 6e qui est Schalke, à la lutte avec Wolfsburg et d’autres pour la dernière place européenne. »

Les joueurs de l’année

Si on ne devait en retenir qu’un, ça serait cette machine de Robert Lewandowski. Avant l’interruption de la saison, il affichait des stats ridicules : 25 buts en 23 matchs. 1,09 pion par match, paye ton ratio à la Football Manager. Si on ne devait en retenir que deux, on ajouterait Jadon Sancho, un genre d’adepte du double-double sauce football : 14 passes dé, 15 buts. Pas mal non plus.

L’avis de R.B. : « Lewandowski, évidemment. Juste derrière je citerais aussi Werner de Leipzig qui fait une énorme saison. Il porte son total de buts pas loin de Lewandowski, ça veut dire quelque chose quand on sait à quel point l’attaquant du Bayern carbure. Sancho il faut le retenir aussi, c’est vraiment un joueur impressionnant. Il y a pas mal de visages intéressants avec des attaquants qui ont beaucoup marqué aussi comme à Mayence par exemple avec Quaison (14 buts). Sinon tu as toujours les mêmes têtes, les gars comme Hummels. Globalement les gros ont été au rendez-vous. »

Les Français de l’année

L’avantage de se faire piller régulièrement par la Bundesliga, c’est qu’on va pouvoir voir des Français à l’action. Y compris ceux qui sont partis avant qu’on ait eu le temps de les voir en Ligue 1. Spéciale dédicace à Upamecano, Zagadou et Konaté.

L’avis de R.B : « Il y a Nkunku qui fait une super saison à l’image de Leipzig, c’est vraiment une grosse révélation au sein du club, l’un des meilleurs passeurs du championnat (3e derrière Muller et Sancho, avec 12 passes décisives). Ensuite Upamecano, pff, c’est pas possible. A chaque fois je me dis qu’avec son gabarit il pourra pas y aller et à chaque fois il court plus vite que tout le monde. Ce qu’il a fait contre Tottenham ? Il le fait tous les week-ends ! Konaté c’est pareil, impressionnant… surtout à leur âge. »

Pour qui vibrer ?

Il y a l’évidence Bayern Munich, savant mélange de gagne avec un fort taux de joueurs français. Il y a le camp des perdants magnifiques avec le Borussia Dortmund de Lucien Favre, qui préférera toujours mourir pour ses idées que gagner avec celles d’un autre. Et les amateurs de Football Manager qui opteront pour Leipzig, sa moyenne d’âge à 12 ans et demi et son entraîneur, Julian Nagelsmann, à peine plus vieux (32 ans). Et si vous avez trop peur de vous enfoncer dans les terres allemandes, vous pouvez toujours vous enticher de Fribourg, à quelques heures de marche à l’est du Rhin. Ils jouent une place en Ligue Europa, en plus. A vous de choisir.

L’avis de R.B. : « Le Bayern de par son histoire a pas mal reçu de Français et s’est récemment ré-étoffé avec Pavard, Hernandez, Tolisso, Cuisance, Coman… Leipzig c’est un peu les jeunes, la surprise… En fait c’est soit tu choisis un club historique comme le Bayern qui en plus t’assure d’être gagnant en tant que supporter, soit t’aimes les nouveaux, t’aimes le challenge et tu seras plus Leipzig. Honnêtement le RBL, quand on les regarde jouer c’est super intéressant. Ils pratiquent un foot vachement porté vers l’avant, ça s’arrête jamais, y a de quoi aimer ça, y a toujours du pressing très, très haut, une pression constante sur la défense et le milieu adverse. Bref, on peut tout à fait aimer les équipes du style RB Leipzig, mais je pense que le Bayern reste au fond la solution de facilité. »