Biathlon : « Johannes a montré à tout le monde qu’il était imbattable », s’incline Martin Fourcade

SPORT D'HIVER Le Norvégien s'est une nouvelle fois largement imposé lors de la dernière course de la semaine dans la station française

J.L. avec AFP
Johannes Boe a survolé l'étape du Grand Bornand
Johannes Boe a survolé l'étape du Grand Bornand — Kerstin Joensson/AP/SIPA

Johannes Boe, vainqueur de deux courses sur les trois disputées au Grand-Bornand ce week-end, n'en finit pas d'écraser la Coupe du monde de biathlon mais la France, qui a encore placé l'un des siens sur le podium dimanche (Emilien Jacquelin), fait de la résistance grâce à une densité exceptionnelle.


Les statistiques de Boe ont de quoi décourager ses adversaires. En survolant la mass start dans la station de Haute-Savoie, le Norvégien (26 ans) a signé sa 5e victoire en 7 épreuves depuis le début de la saison et on voit mal à ce rythme qui pourrait venir l'empêcher de glaner un 2e gros globe de cristal consécutif.

Heureusement qu'il va prendre un congé paternité

Impressionnant sur les skis, ce qui lui permet d'avoir au moins une voire deux balles d'avance sur la concurrence, Boe semble intouchable et ce n'est pas la pause prévue en janvier pour cause de paternité qui risque de changer la donne au classement général, même si son frère aîné Tarjei ne compte que 61 points de retard sur son cadet.

«Johannes a montré à tout le monde qu'il était imbattable, a jugé Martin Fourcade. Je le trouvais sur le début de saison moins impactant que ce qu'il avait montré l'hiver dernier mais sur les deux dernières étapes de Coupe du monde, il a montré quelque chose d'incroyable.»

Pour entretenir un semblant de suspense et éviter un hiver monotone, il y a donc Tarjei Boe mais aussi les Bleus, qui ont positionné quatre biathlètes parmi les 7 premiers du général (Quentin Fillon-Maillet 3e, Martin Fourcade 4e, Simon Desthieux 5e, Emilien Jacquelin 7e) et peuvent miser sur un groupe avec un niveau d'ensemble jamais vu. Si Fourcade n'est plus le roi incontestable de la discipline et cet extraterrestre qui pouvait intimider coéquipiers et rivaux, la France s'est trouvée d'autres raisons d'espérer.