ASSE-PSG : Les Parisiens s’imposent dans un fauteuil (et un feu d’artifice)

FOOTBALL Quatre buts et une domination collective impressionnante face à un adversaire réduit à dix

Manuel Pavard, à Saint-Etienne

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Neymar et Mbappé ont encore frappé face à Saint-Etienne.
Neymar et Mbappé ont encore frappé face à Saint-Etienne. — ROMAIN LAFABREGUE / AFP

Quatre jours après la démonstration contre Galatasaray (5-0), en Ligue des champions, on attendait avec impatience le retour du PSG sur les pelouses de L1. L’enjeu pour les hommes de Thomas Tuchel : confirmer la belle qualité de jeu affichée face aux Turcs et tester de nouveau ce 4-4-2 offensif et osé. En déplacement dans un Geoffroy-Guichard en fusion, contre des Verts amoindris, les Parisiens ont fait le boulot, s’imposant 4-0 sans trembler lors d'un match rythmé et plaisant.

Une expulsion trop précoce

D’un côté, des Stéphanois privés de leurs créateurs Hamouma et Khazri, de l’autre, un PSG qui, malgré les absences de Gueye, Herrera ou Cavani, alignait devant ses « Quatre Fantastiques » Neymar, Di Maria, Mbappé et Icardi. Alors quand Alohou a été expulsé à la 17e minute pour un tacle en retard sur Paredes, on s’est dit que le match, déjà déséquilibré sur le papier, allait devenir compliqué pour des Verts réduits à 10. Une mission d’autant plus impossible qu’à ce moment-là, Paris avait déjà ouvert le score grâce à une volée du droit de Paredes (0-1, 9e) – le premier but de l’Argentin sous le maillot parisien – consécutive à une première frappe de Bernat renvoyée par la défense stéphanoise.

Les « quatre Fantastiques » font la différence

Avec la seule paire Marquinhos-Paredes à la récupération et certains attaquants - qu'on n'a plus besoin de nommer - pas vraiment réputés pour leur repli défensif, on pouvait craindre un certain déséquilibre côté PSG. Mais le talent des quatre stars offensives parisiennes a fait la différence. La connexion Neymar-Mbappé a parfaitement fonctionné, à l’image du second but francilien où le Brésilien a superbement lancé en profondeur son partenaire, qui a aligné Ruffier au ras du poteau (43e, 0-2). Les deux hommes se sont aussi illustrés avec un magnifique une-deux aboutissant à une reprise acrobatique de Di Maria sur le poteau. Icardi, plutôt discret mais précieux par ses remises, a lui aussi participé à la fête en inscrivant son 8e but en L1 d'une belle volée du droit, (71e, 0-3), seul au second poteau, avant que Mbappé porte l’estocade en fin de match (89e, 0-4). Finalement, le penalty  sur le poteau de Neymar, en 2e période, restera anecdotique.

Ruffier retarde l’échéance

Volontaires et courageux, les Verts ont eu le mérite de ne jamais garer le bus et ont même continué à jouer après l'expulsion d'Aholou, inquiétant Navas plusieurs fois par le biais de Bouanga et Nordin. L'international gabonais - qui a fait admirer sa belle qualité technique tout au long de la partie - a ainsi eu la balle d'égalisation au bout du pied à la demi-heure de jeu mais a trop enlevé sa frappe, seul devant le gardien parisien. Mais on a surtout eu la confirmation qu’à 33 ans, Ruffier reste l’un des meilleurs gardiens français. Impérial à plusieurs reprises, notamment devant Neymar, le portier stéphanois a évité aux Verts de sombrer. Ces derniers stagnent en milieu de tableau tandis que le PSG reprend ses aises en tête du classement, avec sept points d’avance sur l’OM.