VIDEO. Record : L’alpiniste Nims Dai réussit son pari de gravir les 14 plus hauts sommets du monde en sept mois

ALPINISME Tous culminent à plus de 8.000 mètres. Le précedent record avait été établi en sept… ans

M. D avec AFP

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L'alpiniste népalais Nirmal Purja revendique l'ascension des quatorze "8 000" en sept mois — 20 Minutes

Le Népalais Nirmal Purja a revendiqué ce mardi avoir achevé dans un temps record de sept mois l’ascension des 14 montagnes de plus de 8.000 mètres d’altitude, exploit l’imposant comme une nouvelle figure de l'alpinisme de vitesse.

« Mission accomplie ! », a lancé « Nims », son diminutif, dans un message publié sur sa page Facebook depuis la cime du Shishapangma. Ce sommet chinois de 8.027m, qu’il a atteint avec son équipe à 8h58 locales (00h58 GMT), était le dernier des « plus de 8.000 » qu’il lui restait à conquérir.

L’ex-soldat des forces spéciales britanniques, 36 ans, s’était fixé le délai surhumain de gravir ces points culminants de la planète – tous situés dans l’Himalaya – en à peine sept mois, à compter de son arrivée au premier sommet le 23 avril dernier.

Ce sprint-marathon en « zone de la mort » bat largement le précédent record pour la même performance – monter les 14 « plus de 8.000 », en utilisant au moins une fois de l’oxygène supplémentaire. Ce dernier était de sept ans, onze mois et quatorze jours, et était détenu par la légende de l’alpinisme polonais Jerzy Kukuczka.

Un record qui ne sera peut-être jamais battu

Inconnu jusqu’à peu du petit monde de l’himalayisme, Nims a attiré progressivement l’attention de ses pairs et des médias ces derniers mois, à mesure qu’il conquérait avec une endurance et une vitesse phénoménales les plus hautes montagnes de la Terre.

À l’origine, beaucoup pensaient l’entreprise physiquement et logistiquement impossible, vu la fenêtre de temps ultra-resserrée qui ne laisse aucune place à l’aléa ou au demi-tour. Avant les premiers sommets, « tout le monde me riait au nez », confiait Nims avant de partir au Shishapangma.

Dans la veine d’athlètes comme le défunt Ueli Steck ou Kilian Jornet, il s’inscrit dans cette vague d’alpinistes dont la vitesse est la marque de fabrique. Des ascensions express qui font froncer les sourcils de bien des puristes de la montagne.

« Sans tenir compte du style (oxygène supplémentaire, soutien de sherpas, voies classiques, hélicoptères entre les montagnes, etc.) ce qu’il fait est extrêmement impressionnant », a salué Alan Arnette, blogueur très suivi sur l’alpinisme. « Il place une barre qui pourrait prendre des décennies à être surpassée, voire jamais. »