Sébastien Bourdais, un septième dégoûté

F1 A un tour près, le Français a entrevu le podium lors de ce Grand Prix de Belgique...

Alexandre Pedro

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Sébastien Bourdais a remporté presque tous les championnats auxquels il a participé; pourtant, la Formule 1 a longtemps ignoré le talentueux pilote français qui aura dû attendre l'aube de la trentaine pour enfin accéder à la discipline reine du sport automobile.
Sébastien Bourdais a remporté presque tous les championnats auxquels il a participé; pourtant, la Formule 1 a longtemps ignoré le talentueux pilote français qui aura dû attendre l'aube de la trentaine pour enfin accéder à la discipline reine du sport automobile. — Josep Lago AFP/archives
Malgré les deux points de la septième place du Grand Prix de Belgique, Sébastien Bourdais en a gros sur le cœur. «Dans le dernier tour, cela a été la loterie. C'est le scénario que je redoutais. Avec la pluie, tout le monde a fait n'importe quoi. Quand un pilote comme moi joue sa place en F1, ça fait chier», enrage le Français.

Le pilote Toro-Rosso peut maudire la pluie qui l’a sans doute privé d’une troisième place qui lui tendait les bras après une course maîtrisée. En quelques hectomètres, le Manceau rétrograde de la troisième à la septième place, ne pouvant pas faire grand-chose contre les pilotes munis de pneus pluie, contrairement à lui.

Avec les performances affichées sur un circuit aussi exigeant que celui de Spa-Francorchamps, Bourdais a au moins prouvé qu’il mérite de prolonger son bail en Formule 1. Ses dirigeants voudront confirmation dans 15 jours sur un autre circuit légendaire, celui de Monza, en Italie.

Räikkönen part à la faute

Lewis Hamilton s’est vu lui une bonne partie de l’après-midi vainqueur de la course, mais le Britannique a ensuite été rétrogradé en deuxième position. Le pilote McLaren a hérité d’une pénalité de 25 secondes pour avoir coupé une chicane. La victoire échoue au Brésilien Felipe Massa sur Ferrari. L'Allemand Nick Heidfeld (BMW Sauber) complète le podium

Mais le grand perdant du jour s’appelle Kimi Räikkönen. En tête de bout en bout, le Finlandais est parti à la faute au volant de sa Ferrari, lui aussi victime de la pluie dans les derniers tours. Pas sûr que ça aide Sébastien Bourdais à se sentir moins seul.