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Rejoindre les Lakers, la pire décision de la carrière de LeBron James

Rejoindre les Lakers, la pire décision de la carrière de LeBron James

NBAAlors que Los Angeles s’effondre dans la dernière ligne droite, le « King » pourrait rater les playoffs pour la première fois depuis 2005
Philippe Berry

Philippe Berry

De notre correspondant à Los Angeles,

LeBron James a participé à huit finales NBA consécutives. Si personne ne s’attendait à ce qu’il y parvienne dès sa première année avec les Lakers, la saison de Los Angeles est en train de tourner au cauchemar. Alors qu’il pourrait manquer les playoffs pour la première fois depuis 2005, James ne parvient plus à cacher sa frustration. Contre ses coéquipiers, son coach, et sans doute un peu contre lui-même.

Après six défaites en sept matches – dont une contre Phoenix, la plus mauvaise équipe de la ligue – l’urgence est désormais absolue. Il reste 18 rencontres à jouer, les Lakers pointent à la 10e position de la conférence Ouest et comptent 5,5 victoires de retard sur la 8e et dernière place qualificative occupée par San Antonio. Selon les statistiques compilées par le site FiveThirtyEight, Los Angeles a moins de 2 % de chance d’atteindre les playoffs.

Coup de gueule contre ses coéquipiers

Depuis des années, c’est le même refrain. Quand l’équipe de LeBron James gagne, c’est grâce à lui. Quand elle perd, c’est la faute de ses coéquipiers qui n’en font pas assez – Kyrie Irving ou J.R. Smith peuvent venir témoigner. Après le All Star Game, James a déclaré avec fracas qu’il allait devoir « activer » le mode playoffs avec deux mois d’avance, contraint et forcé. Après la défaite contre Memphis, huit jours plus tard, le roi a rappelé ses valets à l’ordre : « A ce stade de la saison, si votre manière de jouer est perturbée par des distractions extérieures, vous êtes dans la mauvaise franchise. »

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A Noël, les Lakers pointaient pourtant en 4e position après une victoire à Golden State. Mais la blessure aux adducteurs qui a écarté LeBron James des parquets en janvier a révélé la fragilité d’un effectif constitué de jeunes joueurs peu impliqués et de mercenaires venus faire une dernière pige. Le fiasco du transfert avorté pour acquérir la star des Pelicans Anthony Davis – alors que Los Angeles aurait proposé presque tout son effectif sauf James en échange – a un peu plus fait imploser le collectif.

« Le problème c’est LeBron »

Comme souvent avec les coachs de James, Luke Walton se trouve sur un siège éjectable. Et les managers des Lakers, Magic Johnson et Rob Pelinka, sont critiqués pour ne pas avoir entouré leur pièce maîtresse de shooters à 3 points comme à Miami ou à Cleveland. Mais l’influent consultant de la chaîne ESPN, Stephen Smith, a mis les pieds dans le plat, lançant à l’antenne : « Le plus gros problème des Lakers, c’est LeBron. Que ce soit son âge, la répétition des efforts ou sa blessure, quelque chose ne tourne pas rond. » Et dans une conférence Ouest impitoyable, ça ne pardonne pas.

Depuis son retour, James affiche pourtant des statistiques proches de sa moyenne annuelle (25,5 points, 9,5 rebonds et 10 passes par match) mais il semble moins dominateur, surtout dans le money time. Contre Phoenix, il a raté deux lancers francs dans le dernier quart-temps et commis un turn over criminel en envoyant le ballon sur l’arrière du plexiglas sur un engagement.

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Surtout, il défend en marchant, à tel point que Kuzma a dû le pousser dans le dos pour qu’il aille couvrir un joueur des Clippers, lundi.

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« Franchise historique »

Désormais, seul un miracle pourrait sauver cette saison. Rater les playoffs viendrait non seulement écorner sa légende mais pourrait aussi refroidir la superstar que les Lakers espèrent recruter cet été pour épauler James (Kawhi Leonard, Kyrie Irving, Kevin Durant et Klay Thompson seront libres).

En juillet, LeBron James avait expliqué sur ESPN qu’il avait longuement hésité entre rejoindre une « super team » comme Philadelphie, avec Ben Simmons et Joel Embiid, ou Houston, avec James Harden et Chris Paul. Il avait finalement opté pour le « défi » de Los Angeles, car il voulait rejoindre une « franchise historique ». On espère qu’il ne parlait pas de Space Jam 2.