VIDEO. Turquie: Un footballeur accusé d'avoir tailladé ses adversaires à la lame de rasoir en plein match

FOOTBALL Lors d'un match de troisième division turque

20 Minutes avec AFP

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Capture d'écran d'un match de troisième division turque
Capture d'écran d'un match de troisième division turque — Capture d'écran

Un footballeur accusé d'avoir agressé quatre adversaires avec un objet tranchant, décrit comme une lame de rasoir, pendant un match de troisième division, a été placé sous contrôle judiciaire lundi, selon la presse.

Mansur Calar, milieu de terrain évoluant à l'Amed Sportif Faaliyetler, est accusé d'avoir commis ces agressions au cours d'un match de championnat samedi contre l'équipe de Sakaryaspor qui s'est achevé sur le score de 1-1.

Le parquet de Diyarbakir (sud-est), ville où s'est déroulée la rencontre, a ouvert une enquête et un juge a décidé lundi de placer Calar sous contrôle judiciaire, a rapporté l'agence de presse étatique Anadolu.

Le joueur a interdiction de quitter le territoire et doit pointer deux fois par jour au commissariat pendant la durée de l'enquête, selon Anadolu. Les médias turcs ont publié une vidéo montrant Calar en train de tenir un petit objet tranchant décrit comme une lame de rasoir.

« Climat de guerre »

Selon Anadolu, quatre joueurs de Sakaryaspor ont porté plainte contre Calar après le match.

Dénonçant un «climat de guerre», Sakaryaspor a déclaré lundi dans un communiqué que quatre de ses joueurs avaient été agressés par Calar. «Après la rencontre, ils sont allés à l'hôpital où il a été déterminé que leurs blessures provenaient d'un objet tranchant», a indiqué le club.

L'équipe d'Amed SK a pour sa part réfuté toute agression à l'arme blanche. «S'ils ont été agressés avec un rasoir, pourquoi n'ont-ils rien dit pendant le match ? Pourquoi avoir attendu la fin des 90 minutes ?», a demandé le président du club Ali Karakas.

Interrogé par la chaîne de télévision étatique TRT, Calar a lui aussi nié toute attaque. «Cela fait 11 ans que je suis footballeur professionnel (...), qu'une telle chose se produise est absolument impossible», a-t-il déclaré.

Basé à Diyarbakir, grande ville du sud-est majoritairement kurde de la Turquie, l'Amed SK se dit régulièrement victime d'une campagne d'intimidation de la part des autorités.