Beaucoup de paris, peu de certitudes
A cinq jours de la reprise de l'entraînement, une équipe-type commence à se dessiner. Le onze des Canaris - dans l'esprit des décideurs - s'appuiera sur une colonne vertébrale forte dans l'impact physique avec des joueurs vifs sur les côtés. Même s'i...David Phelippeau- ©2008 20 minutes
A cinq jours de la reprise de l'entraînement, une équipe-type commence à se dessiner. Le onze des Canaris - dans l'esprit des décideurs - s'appuiera sur une colonne vertébrale forte dans l'impact physique avec des joueurs vifs sur les côtés. Même s'il est sans doute prématuré de le juger - trois joueurs, un milieu défensif type « sentinelle », un attaquant de soutien et un défenseur central, devant encore rejoindre l'effectif -, des tendances se dégagent. De l'aveu même du directeur technique nantais Christian Larièpe, le groupe du FC Nantes version 2008-2009 a été échafaudé avec « une certaine prise de risques ». Explications.
· Une expérience limitée en L1 Ce constat saute aux yeux. Dans l'équipe ci-contre, quatre joueurs - Maréval, de Freitas, Babovic et Djordjevic - n'ont jamais foulé les terrains de L1. Deux n'ont guère plus de temps de jeu au plus haut niveau, Faty et Abdoun ne comptant qu'une dizaine de rencontres dans l'élite. Les caciques nantais annonçaient des « cadres », seuls le gardien de but Alonzo et le milieu de terrain N'Daw [si l'affaire se réalise pour ce dernier] en sont. C'est peu. Raison de plus de ne pas se tromper sur le défenseur central et l'attaquant...
· L'absence de joueurs du sérail Hormis le milieu de terrain défensif William Vainqueur et le défenseur Loïc Guillon, il est difficile d'imaginer quel autre joueur formé au FCN pourrait s'imposer la saison prochaine. S'il retrouve ses sensations d'avant sa blessure au genou, Vainqueur peut y songer. Par sa polyvalence, Guillon également. Kevin Das Neves et Claudiu Keserü peuvent envisager jouer les seconds rôles. Enfin, l'« historique » Frédéric Da Rocha, pour sa dernière année de contrat, pourrait profiter des blessures et méformes pour atteindre sans difficulté le seuil des vingt matchs...
· Un déficit de buteurs potentiels Depuis le Roumain Viorel Moldovan (2004), le FC Nantes s'escrime à dénicher l'avant-centre capable d'inscrire 10 à 15 buts dans une saison. Le Brésilien Liedson aurait pu être celui-ci. Mais alors que le dossier semblait bien ficelé par les responsables ligériens, le joueur s'est gravement blessé au genou, compromettant du même coup la transaction... Reste le Serbe Filip Djordjevic. Avec ses 7 buts en 18 matchs la saison dernière, il a séduit... les dirigeants nantais. « J'ai la naïveté de croire qu'il peut-être notre buteur ! », répète Larièpe. Un pari osé pour un joueur de 20 ans. Enfin, quid du Roumain Claudiu Keserü ? Prêté à Libourne-Saint-Seurin (L2) à partir de janvier dernier, l'avant-centre a inscrit onze buts, dont plus de la moitié sur penaltys. A tel point que les décideurs nantais comptent désormais sur lui. Le banc lui semble promis dans l'immédiat. Il en a l'habitude à Nantes.


















