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Federer, une gifle et trois fessées
TABLEAU MASCULIN•Le numéro 1 mondial a perdu le premier set avant de se reprendre...J.H.
Quand Roger Federer, numéro mondial et deux fois finalistes à Paris, reçoit une gifle 6/2, il est temps de se plonger sur les tablettes statistiques et le CV de l’insolent. L'insolent, Fernando Gonzalez, est chilien et spécialiste de la surface.
C’est même un sérieux client qui n’a pas encore perdu un seul de ses 16 matchs disputés sur la terre cette saison. La dernière rencontre entre les deux hommes, en 2007 à Shanghai, s’était terminée par une victoire du Chilien sur le Suisse.
Pas en jambes
De quoi se méfier et se dire que Federer risque bien de sortir prématurément d’un tournoi qu’il n’a jamais gagné? Pas vraiment. Le Suisse n’est pas en jambes. Il lui fallait juste un peu de temps pour s’échauffer et se souvenir que, face au Chilien, il n’a perdu qu’un seul de leur onze face-à-face. «Lui, c’est un joueur assez imprévisible, un des rares comme ça sur le circuit, analyse Federer. Moi, j’étais trop passif, je me suis fait un peu peur.»
Le temps de digérer ce premier set à sens unique, Federer repart en avant: «Je me suis dit qu’il fallait d’abord un peu mieux servir en début de set. Et c’est ce qui s’est passé. J’ai en effet servi de meilleures premières balles et après ça a été plus facile, la confiance est revenue.» Et s'il assure que le Chilien est resté dangereux jusqu'au bout, Federer fait tout pour qu'il ne revienne pas. L'addition est sèche, 6/2, 6/3, 6/4, et au final, un «match pas très dur».



















