Ligue Europa: Tout doux face à Francfort, Marseille se laisse surprendre et loupe ses débuts

FOOTBALL Les Olympiens se sont laissés surprendre par Francfort, dans un Vélodrome à huis clos... 

J.S.-M.

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Les Marseillais de Luiz Gustavo se sont laissés surprendre.
Les Marseillais de Luiz Gustavo se sont laissés surprendre. — C. Paris / AP / SIPA

On a entendu la colère de Thauvin. Pour une fois, ce n’est pas une figure de style : dans le silence d’un Vélodrome à huis clos, le grand coup de pied du marseillais dans une barrière publicitaire a claqué. Il faut dire qu’elle est frustrante, cette défaite inaugurale face à Francfort (1-2).  

>>  Payet porte (un peu) l’OM. Les Marseillais ont démarré en trombe, contrairement à leur (sale) habitude de cette saison. Un but d’entrée d’Ocampos (2e), après un joli démarrage de Sarr côté droit. Une série d’occasions ensuite, souvent, d’ailleurs, avec des caviars de Payet en guise de rampe de lancement (8e, 39e). Mais Thauvin (d’une frappe mollassonne) ou encore Germain n’ont pas réussi à surprendre Trapp. L’ancien gardien du PSG peut continuer à se vanter : il n’a jamais perdu face à l’OM. 

>> Francfort plus fort que prévu. Boostés par un bon coaching, les Allemands se sont réveillés en seconde mi-temps. Ils ont ajusté la mire : le jeune Torro a égalisé, à la 51e, après avoir été oublié par la défense marseillais, et notamment Sarr, sur corner. Pelé a aussi dû sortir une parade miraculeuse à la 72e, après un joli mouvement collectif, initié par Haller et conclu par Müller. 

>> Et soudain, c’est le drame. Ce qui devait arriver arriva : des Olympiens patauds, inexistants en deuxième mi-temps, se sont fait surprendre en fin de rencontre, par des Allemands pourtant réduits à dix. Une relance ratée de Radonjic, un mouvement rapide, et une frappe à bout portant de Jovic. Cette fois Pelé ne pouvait rien. Et cette fois, c’est les applaudissements des invités allemands qu’on entendait.