Fin d'une époque: Le capitaine emblématique de l'équipe de France Boris Diaw annonce sa retraite

BASKET A 36 ans et après 247 sélections...

20 Minutes avec AFP

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Boris Diaw, contre la Pologne
Boris Diaw, contre la Pologne — Matti Matikainen/Newspix2/SIPA

Voilà c'est fini! C'est via une vidéo publiée sur ses comptes Twitter et Instagram depuis son bateau que Boris Diaw, capitaine emblématique de l'équipe de France de basket de l'ère Tony Parker a tiré à 36 ans sa révérence jeudi.

«Ça y est... Ça a été un bon moment...» C'est par ces mots que la page Boris Diaw, l'une des plus belles du basket français s'est tournée, un peu plus de deux ans après la retraite internationale de l'autre joueur phare des années 2000 des Bleus, Tony Parker, après les Jeux olympiques de Rio en 2016.

Diaw était absent de la liste des 18 joueurs retenus par le sélectionneur Vincent Collet pour les deux matches de préparation à Paris et les deux matches de qualification au Mondial 2019 en septembre, une première depuis 2008.

De plus, il n'avait pas renouvelé son contrat avec Levallois, après une saison 2017/18 passée avec le club des Hauts-de-Seine. Sa retraite n'était plus qu'une question de temps, elle est désormais actée par le joueur.

« C'était génial! »

Le nouveau retraité a accompagné son message d'une vidéo tournée sur son bateau et mise en scène avec Ronny Turiaf, son coéquipier en équipe de France, et Tony Parker, qui lui demandent si c'est officiel. « Oui c'est officiel », leur répond « Babac », son surnom hérité de son deuxième prénom Babacar, avant une succession d'images fortes de sa carrière sur et en dehors des parquets.

La vidéo est localisée au Naismith Memorial Basketball Hall of Fame à Springfield dans le Massachusetts, où il sera célébré dans la nuit de jeudi à vendredi, et recevra le prix Mannie Jackson 2018, pour son action à travers sa fondation Babac'Ards au Sénégal et au Pérou.

Champion d'Europe en 2013 avec les Bleus, vainqueur de la NBA avec les San Antonio Spurs en 2014 aux côtés de «TP», et avant tout cela champion de France en 2001 et en 2003 avec Pau-Orthez, puis quatorze saisons passées en NBA entre 2003 et 2017. Le palmarès et la carte de visite parlent pour le natif de Cormeilles-en-Parisis dans le Val-d'Oise.

« Boris Diaw fait partie d'un petit groupe de joueurs dont l'impact qu'il aura eu sur l'équipe de France restera gravé à jamais dans la mémoire collective », a souligné dans la foulée de l'annonce le sélectionneur de l'équipe de France, Vincent Collet.

« Pour nous membres du staff, et moi en tant qu'entraîneur, il représente l'incarnation du capitaine au quotidien, toujours tourné vers les autres pour les aider à performer et se sentir à l'aise dans un groupe. Nul n'est indispensable mais nous allons vite nous apercevoir de son absence », a ajouté Collet.

Et en guise de remerciement pour ces années passées ensemble, le sélectionneur lui a lancé un: « C'était génial! ».

« Une grande fierté »

«La carrière sportive de Boris est exceptionnelle, mais le rôle qu'il occupait au sein de la sélection en fait un être unique, car il était bien plus qu'un joueur. Le parcours de Boris force le respect et l'admiration», a souligné de son côté le manager général du Team France, Patrick Beesley.

Comme un symbole de son attachement à la sélection nationale, c'est sous le maillot de l'équipe de France que Diaw aura disputé son dernier match officiel de basket, le 2 juillet, une victoire en Russie (84-78) en qualifications pour le Mondial-2019. C'était sa 247e sélection en bleu et il égalait ce jour-là le nombre de capes de sa mère, Elisabeth Riffiod, l'une des meilleures joueuses françaises de l'Histoire.

« J'ai égalé ma mère en nombre de sélections. C'est une grande fierté, ça a toujours été un objectif. Je m'étais toujours dit que c'était irréalisable», raconte Diaw dans sa vidéo. «Et d'un autre côté, je n'ai pas envie de la dépasser. (...) Par respect, pour tout ce qu'elle a fait, je préfère m'arrêter », ajoute-t-il.