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Nicolas Anelka: «Je suis toujours en mode adaptation»
INTERVIEW – Le nouvel attaquant de Chelsea se confie avant la dernière ligne droite...Propos recueillis par Pierre Koetschet, à Londres
Arrivé à Chelsea au mercato d’hiver, Nicolas Anelka a atteint son but, revenir dans un club qui joue les plus premiers rôles en Angleterre et en Europe. Après une sévère désillusion en coupe (éliminé par un équipe de D2, Barnsley), et avant un déplacement samedi à Sunderland à ne pas perdre pour rester au contact d’Arsenal et Manchester United, l’attaquant des Bleus et des Blues se confie à 20minutes.fr.
Le Chelsea dans lequel vous arrivez n’est plus le grand Chelsea de Mourinho...
Non, cela restera Chelsea quoi qu’il arrive. Un grand club, c’est un grand club. D’accord, ce n’est pas le Chelsea d’il y a deux ans, mais Terry, Lampard, les joueurs sont là, et avec un peu de travail, on devrait réussir à accomplir les mêmes choses qu’ils ont réussi il y a deux ans. Venir dans un tel grand club, c’était l’objectif de mon travail depuis presque cinq ans et mon départ de Liverpool. Maintenant, je suis toujours en mode adaptation, je regarde, je suis nouveau, cela ne fait que deux mois que je suis là, j’apprends tous les jours.
Cela ne vous fait pas un peu bizarre de venir sur la pointe des pieds? Est-ce que cela n’est pas en contradiction avec le poste d'attaquant de Chelsea?
Non, pas du tout. Avant de signer, je savais un peu dans quelle situation j’allais arriver. Quand j’ai la chance de jouer, je joue. Je suis là pour intégrer le groupe, je sais que de toute façon, quoi qu’il arrive, je ne vais pas jouer tous les matchs. Quand le coach me demande d’être sur le banc, je suis sur le banc, quand il me demande d’être dans les tribunes, j’y vais. S’il me demande de jouer, je donnerai le maximum. Pour l’instant, j’ai trois mois d’adaptation, pas au jeu anglais, parce que je le connais, mais au club, parce que c’est quand même un club délicat.
C'est-à-dire?
Par rapport au président, à ce que les gens attendent du club. C’est le club qui a, entre guillemets, le plus d’argent. Quand t’entends Chelsea, t’entends tout de suite les millions, les milliardaires, beaucoup d’argent dépensés, beaucoup d’argent dans les transferts, je sais comment les gens du dehors parlent de Chelsea. Il n’y a pas si longtemps, j’étais moi aussi en dehors. En fait, cela me fait beaucoup penser au Real Madrid quand j’étais au Real. Je sais un peu comment gérer ce genre de situation. L’année prochaine, ce sera différent, l’adaptation sera déjà faite. Je débuterai vraiment à Chelsea l’année prochaine.
Quel est votre rôle, votre place sur le terrain?
Je peux jouer partout où le coach me demande de jouer: à tous les postes de l’attaque. Par rapport à ce que je suis et ce que je vaux, je sais que j’ai largement les qualités pour jouer. J’ai confiance en moi.
Après la défaite en coupe à Barnsley, Avram Grant, le coach de Chelsea, disait : si on ne gagne pas un titre, je vais me faire virer. Comment on vit ce genre de pression?
C’est comme ça, les grands clubs; la pression est logique. Pour les joueurs comme pour le coach. J’ai vécu la même chose dans tous les grands clubs où je suis passé, le Real Madrid, Arsenal, Liverpool. Il y a même des clubs où la pression est encore pire que ça.
Actuellement, vous lancez une marque de vêtements. Quelle image avez-vous envie qu’elle ait? Quelle image avez-vous envie de donner?
Je ne fais pas ça pour me donner une image. Je fais ça parce que j’aime les fringues. J’y pense depuis longtemps. C’est pour faire des sapes que moi je kiffe, et que peut-être les gens vont kiffer.
Dans le foot français, votre image est un peu à part (il opine)... Est-ce que vous avez envie que votre marque reflète cette image?
Pas spécialement, je fais une marque de sport, tout le monde fait du sport, c’est ce que je suis, je suis un sportif. Même si mon image est à part, mes fringues ne sont pas à part, je m’habille comme tout le monde. La marque que je fais, c’est pour tout le monde, avec ma petite touche à moi.
Et c’est quoi cette touche?
Ça, c’est aux gens de le voir.



















