Dopage en Russie: La Fifa n'a «pas rebondi sur mon travail», balance Richard McLaren

POLEMIQUE L'auteur du rapport éponyme ayant mis en lumière un dopage organisé en Russie estime que c'est à la Fifa de prendre ses responsabilités...

W.P.

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Richard McLaren à Lausanne, le 13 mars 2017
Richard McLaren à Lausanne, le 13 mars 2017 — Valentin Flauraud/AP/SIPA

Il est l’homme à l’origine de l’un des plus grands séismes ayant frappé le sport mondial ces dernières années. Richard McLaren, auteur du rapport portant son nom ayant révélé l’existance d’un vaste réseau de dopage organisé en Russie, s’est exprimé dans les colonnes de L’Equipe sur le cas russe. Il a notamment parlé du football dont il a été très peu question jusqu’ici. Der Spiegel avait pourtant fait état, au mois d’août, de l’existence d’un projet de dopage organisé pour la Coupe du monde 2018.

Tout est entre les mains de Fifa

« Mon travail n’a pas consisté à me pencher sur des sports en particulier, mais il m’a amené vers différents sports, football inclus. J’ai eu des informations sur le football, mais nous ne sommes pas rentré dans le détail puisque mon travail était concentré sur l’existence d’un système de dopage. […] C’est à la Fifa de décider », s’est défendu l’avocat, qui avait un peu plus tôt dans l’entretien déjà suggéré à la FIFA​ de prendre ses responsabilités.

« Vitali Moutko [vice-précident russe banni à vie des JO par le CIO] est président de la Fédération russe de football et il fait partie du comité d’organisation de la Coupe du monde. C’est à la Fifa d’enquêter s’ils décident qu’ils doivent le faire. Mais ils n’ont pas vraiment rebondi sur mon travail. »

McLaren a en outre confirmé qu’il ne pouvait « absolument pas » prouver l’implication de Vladimir Poutine dans ce système de dopage organisé.