TFC-Caen: Max-Alain Gradel brise la malédiction des penaltys toulousains

SPORT Après avoir manqué trois penaltys en une semaine, le TFC a vaincu la malédiction contre Caen. Grâce à Max-Alain Gradel, dont un raté avait pourtant lancé la vilaine série…

Nicolas Stival

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L'attaquant du TFC Max-Alain Gradel après son penalty marqué contre Caen en Ligue 1, le 9 décembre 2017 au Stadium de Toulouse.
L'attaquant du TFC Max-Alain Gradel après son penalty marqué contre Caen en Ligue 1, le 9 décembre 2017 au Stadium de Toulouse. — P. Pavani / AFP
  • Alors que le tireur n’était pas défini à l’avance, c’est l’Ivoirien qui s’est chargé du penalty du 2-0.
  • Gradel explique pourquoi il a « pris ses responsabilités ».

Tous les supporters du TFC se posaient la question. Après trois échecs lors des trois dernières rencontres, quel joueur oserait tirer le prochain penalty accordé à leur équipe ? Les fans n’ont pas eu à patienter bien longtemps pour avoir la réponse, puisque les Violets ont obtenu un quatrième « péno » en quatre matchs, ce samedi contre Caen (2-0). Et c’est Max-Alain Gradel qui s’y est collé, alors qu’il venait tout juste d’être fauché par le défenseur normand Damien Da Silva.

Sans états d’âme, l’attaquant international ivoirien a trouvé la lucarne gauche de Rémy Vercoutre afin d’inscrire en force le deuxième but de sa formation (2-0). Et, accessoirement, pour faire retentir Allumez le feu de Johnny Hallyday une deuxième fois dans la soirée, après le but-gag de Damien Da Silva contre son camp (61e).

Le tireur n’était pas défini à l’avance

« Beaucoup de monde sait que c’est un exercice très difficile, a plaidé Michaël Debève, l’entraîneur-adjoint du TFC. Max a subi la faute et a été capable mentalement de faire la part des choses. » Pourtant, promis, rien n’était défini à l’avance. « Ce n’était pas décidé, confirme Gradel (30 ans), très remuant par ailleurs. Mais avec mon expérience, je devais prendre mes responsabilités. »

Tant pis si l’ailier gauche, prêté cet été par le club anglais de Bournemouth, avait raté sa tentative à Dijon (3-1) deux semaines auparavant, repoussée par le gardien bourguignon Baptiste Reynet.

Dans la foulée, Jimmy Durmaz, pourtant auteur d’un trois sur trois dans l’exercice plus tôt dans la saison, avait aussi failli contre Nice (1-2), comme Andy Delort à Lille (1-0). Trois loupés en une semaine pour autant de défaites, qui avaient fait plonger le TFC à une piteuse 18e place de Ligue 1, celle de barragiste. De quoi choquer Twitter, jusqu’en Hongrie.

Samedi, Durmaz (28 ans) ne figurait pas dans le groupe, alors que Delort (26 ans) a bien gentiment passé son tour. « J’ai manqué un penalty le week-end dernier et Rémy [Vercoutre] me connaît bien, justifie l’avant-centre, ancien coéquipier du gardien à Caen, lors de la saison 2015-2016. Max est un leader technique de l’équipe, comme Giannelli [Imbula]. On lui fait confiance. »

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Le deuxième titulaire toulousain le plus âgé ce samedi, derrière Ola Toivonen et ses 31 ans, a donc assuré, alors que même les entraîneurs des équipes de moins de 11 ans répètent que le joueur sur lequel la faute est commise ne doit pas frapper un penalty. « Pour moi, ce sont des conneries, tranche Gradel. Je ne vois pas le foot comme cela. C’est une question de courage et de responsabilités. »

A priori, on sait déjà qui frappera le prochain coup de pied de réparation sifflé pour le TFC, remonté à la 16e place de Ligue 1 après avoir mis fin à une série de six rencontres sans victoire.