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Poutine dénonce l'exclusion de la Russie, mais il n'appelle pas au boycott

JO 2018: Vladimir Poutine dénonce une exclusion «politique», mais il n'appelle pas au boycott

DOPAGELe président russe n'a «aucun doute» sur le fait que le sort réservé par le CIO à son pays va au-delà des affaires de dopage...
Nicolas Camus

N.C. avec AFP

Vladimir Poutine n'en démord pas, si la Russie a été suspendue des JO 2018 par le CIO, c'est pour des raisons qui vont au-delà des affaires de dopage. «Toute cela a l'air d'une décision fabriquée et politiquement motivée. Nous le voyons, et moi, je n'ai aucun doute là-dessus», a déclaré mercredi le président russe, cité par l'agence publique RIA Novosti.

Toutefois, la Russie «n'empêchera pas» les sportifs russes qui le veulent de participer aux Jeux sous bannière olympique, comme l'a proposé le Comité olympique international. «Sans le moindre doute, nous n'allons opposer aucun blocage, nous n'empêcherons pas nos sportifs de prendre part» aux Jeux de Pyeongchang, du 9 au 25 février prochain, a déclaré Vladimir Poutine en marge d'une rencontre avec les ouvriers d'une usine à Nijni Novgorod (Volga), selon des propos retransmis à la télévision russe.

Mardi soir, le CIO a suspendu la Russie des Jeux olympiques d'hiver 2018 pour dopage institutionnalisé, ouvrant toutefois la porte aux sportifs «propres» qui seront autorisés à concourir sous drapeau neutre.

«Je n'ai jamais donné l'ordre de gagner les Jeux»

«L'important, c'est que dans les conclusions de la Commission, il est écrit qu'il n'y a eu aucun système gouvernemental de soutien au dopage. C'est une conclusion importante», a poursuivi le président russe, se demandant ensuite pourquoi, dans ces conditions, «les sportifs russes ont été interdits de concourir sous drapeau russe». «Ne condamnez que ceux qui sont coupables. Et s'il n'y a pas eu de soutien gouvernemental, pourquoi interdire de participer sous nos symboles nationaux. C'est une grande question», a-t-il ensuite ajouté.

Dans ses conclusions, le CIO a notamment décidé du bannissement à vie du vice-Premier ministre russe chargé des Sports Vitali Moutko, l'homme fort du sport russe depuis près d'une décennie, accusé d'être l'un des pivots du système de dopage. «Je n'ai jamais donné l'ordre, par exemple au ministère des Sports ou à d'autres organisations, de gagner les Jeux. Il n'y a jamais eu une telle mission», a encore déclaré Vladimir Poutine.