Dopage: Libéré des charges pesant contre lui, Bradley Wiggins dénonce une «chasse aux sorcières»

CYCLISME Soupçonné de dopage, l'ancien vainqueur du Tour de France avoue avoir vécu un «enfer sur terre»...

20 Minutes avec AFP

— 

Bradley Wiggins, sur les Champs-Elysées, en juillet 2012...
Bradley Wiggins, sur les Champs-Elysées, en juillet 2012... — LIONEL BONAVENTURE / AFP

«Un enfer sur terre»: le cycliste Bradley Wiggins, premier Britannique à avoir remporté le Tour de France, a confié mercredi avoir traversé une passe très difficile, soupçonné de dopage, mais est aussi «ravi» par l'abandon des charges pesant contre lui et son ancienne équipe Sky annoncé par l'Agence antidopage britannique (UKAD).

«Cette période de ma vie a été un véritable enfer sur terre, pour moi et ma famille. Par moments, ce n'était pas moins qu'une malveillante chasse aux sorcières», a écrit «Wiggo» dans un message publié sur les réseaux sociaux.

«Le temps que cela a pris pour arriver à cette conclusion a causé des dégâts personnels. Surtout que les enquêteurs semblaient plus se fonder sur les gros titres des journaux que sur des informations sérieuses», a poursuivi le coureur retraité de 37 ans, par ailleurs quintuple champion olympique.

L'UKAD a lancé une enquête en septembre 2016 après des accusations du Daily Mail, pour chercher notamment à faire la lumière sur le contenu d'un colis reçu par Wiggins en juin 2011 en France lors du Critérium du Dauphiné.

Selon le responsable de son équipe Dave Brailsford, le vainqueur du Tour-2012 aurait reçu par ce biais un fluidifiant bronchique, pourtant disponible en pharmacie sans ordonnance en France. Mais le Britannique, qui a pris sa retraite fin 2016, est soupçonné d'avoir eu accès à du triamcinolone, un corticoïde réglementé nécessitant une autorisation d'usage thérapeutique. Une fuite a ensuite révélé qu'il avait bénéficié d'AUT pour ce produit en raison de son asthme avant trois courses majeures.

Mercredi, l'UKAD a annoncé l'abandon des charges contre Wiggins et son ancienne équipe, après 14 mois d'enquête infructueuse.

«Il a toujours été certain qu'aucune charge de cet ordre ne serait retenue contre moi dans la mesure où il n'y a jamais eu aucune violation des lois antidopage. Je suis ravi que cela soit finalement confirmé publiquement aujourd'hui mais de nombreuses questions concernant l'enquête reste en suspens», a poursuivi Wiggins.