Puel met le Losc au pied du mur
Le Losc, 18e au classement de la Ligue 1, va mal. Mais Claude Puel, qui vit sa période la plus délicate depuis quatre ans, a envoyé un message fort hier, devant les journalistes. « La réponse est collective », clame le coach lillois, qui a renouvelé ...Antoine Maes- ©2007 20 minutes
Le Losc, 18e au classement de la Ligue 1, va mal. Mais Claude Puel, qui vit sa période la plus délicate depuis quatre ans, a envoyé un message fort hier, devant les journalistes. « La réponse est collective », clame le coach lillois, qui a renouvelé sa confiance en son équipe. Mise au point.
· Du passé faisons table rase Pour Claude Puel, ce n'est pas le moment de ressasser. Des erreurs ont été commises depuis un an, mais l'urgence est à la victoire, pas à l'introspection. « Je préfère m'épancher sur ce qu'on doit faire plutôt que de parler de tout ce qui s'est passé. On peut toujours reparler de ce qu'il s'est passé il y a un an, de Manchester, du mercato et des départs de cet été... Mais maintenant, il faut surtout qu'on comprenne l'urgence de la situation. Tout le monde a sa part de responsabilité, moi compris. »
· Une attaque en question Quinze buts en dix-huit matchs. Des dominations rarement concrétisées au tableau d'affichage. Lille souffre de son attaque. « J'entends dire : "C'est la faute de l'attaque"... Au Losc, on n'a jamais eu de buteurs. On a toujours eu des équipes où il y avait dix ou onze joueurs capables de marquer. Mais la réponse est collective. Il y a des fondamentaux à respecter. Rigueur, concentration... Ce sont des ingrédients simples, parfois galvaudés, mais ce sont les plus importants. J'ai confiance en ce groupe. Il a de la qualité, et il a en lui les solutions à la période qu'on traverse. »
· Lille s'est-il « embourgeoisé » ? Le Losc a fait sa meilleure saison avec Claude Puel en 2004-05 (2e), l'année de l'arrivée au Stadium et dans les baraquements de Luchin. Depuis qu'ils sont installés dans leur écrin, les Dogues galèrent. « Je ne sais pas si on s'est embourgeoisés... Quand on est arrivé au Stadium, on nous avait prédit la Ligue 2, et on termine 2e derrière Lyon. Quelque chose s'était dégagé, il y avait eu un mouvement fédérateur. Aujourd'hui, on a un groupe de jeunes, qui a peu de vécu en commun. Et là, on est dans nos beaux locaux. Mais ils ne nous servent pas à grand-chose... Le Domaine de Luchin, c'est pour l'excellence, et on n'y est pas. »
· Quel mercato ? Le président Seydoux l'a avoué dans les colonnes de La Voix des Sports, le mercato d'hiver « va nous demander d'être capables d'apporter quelque chose ». Claude Puel n'est pas aussi catégorique que son président. « Au Losc, il n'y a pas de sauveur, il n'y en a jamais eu, et il n'y en aura jamais. Le mercato, ce n'est pas la solution miracle. Bien sûr, on va rester attentif, voir s'il y a des possibilités. Si on prend quelqu'un, ce sera vraiment pour faire progresser le groupe. Encore faut-il en avoir les moyens... De toute façon, le marché n'est pas encore ouvert. Il reste deux matchs avant [contre Saint-Etienne et Lens], que je considère comme deux derbys. »


















