Le «malaise» de Moscovici avant la venue de Kadhafi
POLEMIQUE•Le président PS de la commission d'enquête sur la libération des infirmières bulgares rend aussi hommage à Cécilia Sarkozy...S.A
«Si j'avais été président de la République, je n'aurais pas souhaité la visite du colonel Kadhafi en France.» Pierre Moscovici n'apprécie guère la venue du chef d'Etat libyen à Paris, où il sera reçu par Nicolas Sarkozy cette semaine.
«L'hommage de la vertu au vice»
Au lendemain des déclarations de Kadhafi légitimant le terrorrisme des «faibles», le député socialiste estime dans un entretien au «Journal du dimanche» que, sans être «un idéaliste ou un pacifiste bêlant», «la diplomatie repose sur des principes». Moscovici, qui préside la commission parlementaire chargée d'enquêter sur la libération des infirmières bulgares, regrette qu'«en le recevant, la France, premier pays occidental à le faire, le dédouane un peu rapidement des comportements passés, présents et peut-être à venir».
Et ce proche de Dominique Strauss-Kahn de dénoncer: «Cette visite, c'est l'hommage de la vertu au vice qui, au total, laisse un vrai malaise (...) Entre les félicitations à Poutine, les embrassades à Chavez, l'accueil à Kadhafi, Nicolas Sarkozy se choisit des nouveaux amis bien embarrassants».
Une audition de Nicolas Sarkozy «pas exclu»
Evoquant les travaux de la commission d'enquête, Moscovici a rendu hommage au rôle de Cécilia Sarkozy: «il nous est apparu au fil de nos auditions qu'elle avait joué un rôle très important, plus important que je ne le pensais moi-même». Et d'annoncer son intention, à défaut d'audition dans les règles, et «malgré la séparation des pouvoirs», il n'était pas exclu que «nous rencontrions Nicolas Sarkozy, personnage central de cette affaire».


















