Les Canaris crèvent le petit écran
Ce soir, à la Beaujoire, le FC Nantes, opposé à Gueugnon, évoluera pour la septième fois en dix journées devant les caméras d'Eurosport. Cadences infernales pour les joueurs (5 matchs en quinze jours), stade de la Beaujoire à moitié vide en raison du...D. Phelippeau- ©2007 20 minutes
Ce soir, à la Beaujoire, le FC Nantes, opposé à Gueugnon, évoluera pour la septième fois en dix journées devant les caméras d'Eurosport. Cadences infernales pour les joueurs (5 matchs en quinze jours), stade de la Beaujoire à moitié vide en raison du jour de diffusion (le lundi) ou de l'horaire (18 h 15, ce soir), les exigences de la télévision agacent. « C'est la plaie, explique Mathieu, de la Brigade Loire. En début de semaine Nantes jouait à Grenoble, j'ai dû prendre deux jours de RTT » Luc Delatour, responsable des compétitions, fulmine également. « Contre Gueugnon (ce soir), on joue à 18 h 15. Comment voulez-vous que les gens viennent au stade ? On va faire entre 10 000 et 15 000 entrées. »
Les téléspectateurs sont eux au rendez-vous, à la satisfaction d'Eurosport. « Avec Nantes, on a une garantie d'audience, se justifie Patrick Goddet, directeur général adjoint d'Eurosport France. On fait 20 % de plus que ce qu'on réalise en moyenne en prime time. On passe de 150 000 à presque 190 000 téléspectateurs avec le FCNA. » Patrick Goddet a du mal à comprendre la grogne. « Quand un club joue en UEFA le jeudi, on n'entend pas les gens se plaindre. On a mis beaucoup d'argent sur la table de la Ligue (10 millions par saison) pour avoir le premier choix. Mon rôle est de réaliser la meilleure audience. Et puis, Waldemar Kita, le président nantais, je l'ai croisé sur la pelouse du Havre, il ne m'a rien dit... »


















