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Avec Thomas Ruyant, le Nord file à l'Ouest

Avec Thomas Ruyant, le Nord file à l'Ouest

Vingt-cinq ans et toutes ses dents. Longues, les dents. Dimanche prochain, le jeune Dunkerquois Thomas Ruyant prendra le départ de sa première transatlantique, la 6.50 La Rochelle-Madère-Salvador de Bahia. « Je n'aurai jamais été seul aussi longtemps...
Antoine Maes-  ©2007 20 minutes

Antoine Maes- ©2007 20 minutes

Vingt-cinq ans et toutes ses dents. Longues, les dents. Dimanche prochain, le jeune Dunkerquois Thomas Ruyant prendra le départ de sa première transatlantique, la 6.50 La Rochelle-Madère-Salvador de Bahia. « Je n'aurai jamais été seul aussi longtemps. Il y a un peu d'appréhension, mais je veux défendre les couleurs nordistes », assure le skipper, qui pilotera une coquille de noix baptisée Région Nord-Pas-de-Calais Faber. « Il n'est plus tout jeune, mais il peut encore aller vite », assure-t-il.

Un Nordiste sur l'eau, il n'y a rien de rare. Seul et au large, c'est beaucoup moins fréquent, ce qui fait de lui un prétendant à la succession de Joé Seeten, mythe vivant de la voile dunkerquoise. « Je n'ai pas la prétention de me comparer à lui », prévient d'emblée Thomas Ruyant. Mais il apprend vite, et surtout sait se débrouiller seul. Pour boucler son budget, il a réuni autour de 150 000 euros. « J'ai joué la carte du Nordiste, et la région a adhéré. Elle finance un tiers du montant total », explique le Dunkerquois. « C'est grisant. On assume tout. S'il y a une connerie, c'est de ma faute. Mais si ça marche, c'est grâce à moi. »

Les limites structurelles de la voile nordiste l'ont tout de même vite rattrapé. « Je me prépare à Lorient. Les meilleurs sont là. A Dunkerque, j'étais tout seul. » Au milieu d'une flotte où il y aura 70 % de Bretons, Thomas Ruyant aura « un pincement au coeur au moment du Carnaval de Dunkerque », qu'il fréquente chaque année. Mais s'il arrive assez vite, il profitera de celui de Salvador de Bahia.