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Ledesma: «Ils étaient pétrifiés»
INTERVIEW•Le talonneur argentin Mario Ledesma revient lsur la victoire des Pumas...Propos recueillis par Stéphane Alliès
Mario Ledesma est arrivé tout sourire à la rencontre des journalistes, à l'issue de la victoire des siens contre la France. Retraité à l'issue du Mondial, le talonneur puma savoure et ne veut pas s'arrêter là...
Quelle impression vous laisse ce match?
On profite... Sincérement, notre stratégie n'avait rien de compliquée. On s'était dit qu'il faillait perturber tous leurs lancements de jeu et que le reste, on le ferait au mental. Le but, c'était de les faire douter, et je crois qu'on y est bien arrivé... Mais ce n'est que dans quelques années qu'on saura la dimension de l'événement. On a déjà réussi des gros trucs avec cette équipe, mais dans la catégorie «truc énorme», je crois que c'était pas mal...
Comment avez-vous trouvé les Français dans le jeu?
Je pense que c'est leur meilleur équipe depuis très longtemps. Mais avant de rentrer sur la pelouse, Augustin Pichot est venu me voir dans le vestiaire et m'a dit: «regarde-les dans les couloir, ils sont pétrifiés! Je pense qu'ils nous ont pris de haut. Pas forcément les joueurs, mais leur environnement. Toute la journée, j'ai entendu à la télé des anciens internationaux débattre sur l'ampleur de la rouste qu'on allait prendre... On a pas beaucoup de moyens, humains et surtout économiques, mais quand on se retrouve et qu'on endosse le maillot, on est les plus riches.
Tout s'est joué dans la tête alors?
Franchement, on avait peur de prendre 40 points, mais on savait aussi qu'on était ceux qui savions le mieux les faire déjouer. Cinq victoires sur les six derniers matchs quand même, ça aide au niveau psychologique! On craignait de souffrir physiquement, mais on a tenu jusqu'à l'heure de jeu. Là, quand on a vu rentrer Chabal, Swarzewski et Bonnaire, on était au bord de la rupture. Et puis le petit ailier Borgés a stoppé net Chabal sur son premier ballon et Rodrigo Roncero l'a ensuite planté dans le sol. Là je l'ai regardé et on s'est dit: «Putain, on va faire un truc énorme»...


















