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Toujours pas d'avancées entre les agences de presse et l'IRB

Toujours pas d'avancées entre les agences de presse et l'IRB

DROIT A L'INFOAFP, Reuters et AP boycottent toujours le suivi du MOndial, tant que la Fédération internationale...
S.A, avec AFP

S.A, avec AFP

Ambiance délétère dans les coulisses de la fête du rugby. Les rapports entre les agences photographiques de presse et la Fédé internationale de rugby ne semblent pas en voie de s'arranger.


Rigidité


«Les représentants politiques et des parraineurs ont exprimé le désir compréhensible que ce conflit trouve une solution pour le bien de tous les supporteurs amoureux de rugby et nous partageons ce sentiment. C'est maintenant à l'IRB de répondre à ces appels pour une réunion (entre les deux parties)», déclare le communiqué de la coalition qui regroupe 40 organes de presse, dont les principales agences mondiales (AFP, AP, Reuters, EFE, DPA, Getty, Gamma). «Cela fait maintenant plus de deux jours que l'alliance des médias a proposé un possible plan d'accord, mais l'IRB n'y a pas encore répondu formellement, ni organisé une réunion. Nous ne croyons pas que cela serve la cause du rugby que l'IRB traîne plus longtemps les pieds», poursuit le communiqué.


L'IRB avait publié jeudi en soirée un texte pour réaffirmer sa position: «La RWCL (la branche commerciale de l'IRB) ne se laissera influencer ni par des exigences déraisonnables ni par la menace de boycott». Drapé dans sa rigidité toute britannique — qui bafoue autant le droit élémentaire à l'information que la simple hypothèse d'une négociation, «le Board» va loin. Comme s’il voulait montrer que cette coupe du monde n'est pas celle de la France et des amoureux du jeu mais celle de l’argent, l'IRB voit les autorités sortir de leur torpeur et réagir (un peu tard) à l'événement.


«Essayer d'avancer»


Toute la journée de jeudi, les pouvoirs publics avaient appelé l'IRB à reprendre les négociations, la ministre des Sports Roselyne Bachelot joignant notamment le directeur exécutif de l'IRB Mike Miller. «La journée de vendredi va être employée par tous les acteurs politiques, sportifs, médiatiques pour essayer d'avancer sur le sujet», avait-t-elle déclaré. La commissaire européenne aux Médias Viviane Reding s'est également préoccupée de la situation.


Lors d'une réunion à Dublin, le 21 août, l'IRB et la coalition des agences et des journaux étaient pourtant tombés d'accord sur la diffusion au maximum d'une photo par seconde lors de chaque match, soit 2.400 par mi-temps ou 6.000 par match en cas de prolongation.