Dopage en athlétisme: La corruption «était partie intégrante» de la Fédération internationale

ATHLETISME C'est la conclusion de la deuxième partie du rappport publié par l'Agence mondiale antidopage (Ama)...

J.L. avec AFP

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Le scandale de corruption touche la Fédération internationale d'athlétisme qui avait organisé les Mondiaux à Moscou en 2013.
Le scandale de corruption touche la Fédération internationale d'athlétisme qui avait organisé les Mondiaux à Moscou en 2013. — Alexander Zemlianichenko/AP/SIPA

La corruption était partie intégrante «de la Fédération internationale d'athlétisme (IAAF), dont les dirigeants «ne pouvaient ignorer l'ampleur du dopage», estime la commission d'enquête de l'Agence mondiale antidopage (AMA) dans un rapport publié jeudi.

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Dans le second volet de ce rapport, qui est dévoilé lors d'une conférence de presse à Munich à laquelle assiste Sebastian Coe, le président de l'IAAF, la commission d'enquête juge que la corruption «ne peut être attribuée seulement à quelques brebis galeuses agissant de façon isolée». Elle estime également que l'IAAF n'a pas été «assez ferme avec un certain nombre de pays, dont la Russie». L'IAAF était présidée jusqu'en août dernier par le Sénégalais Lamine Diack, auquel a succédé Coe, auparavant vice-président.

«C'est la réputation toute entière de l'IAAF qui est mise en doute»

Le rapport pointe également le rôle joué par Lamine Diack et ses deux fils, Papa Massata et Khalil: «Le Conseil de l'IAAF ne pouvait pas ne pas être au courant du niveau de népotisme au sein de l'IAAF». «Lorsque le président de l'IAAF (Lamine Diack, mis en examen par la justice française, ndlr), son conseiller personnel (Habib Cissé, lui aussi mis en examen, ndlr) , deux de ses fils en position de responsabilité (Papa Massata et Khalil Diack, tous deux employés par le passé par l'IAAF, ndlr), le directeur du département médical et antidopage (Gabriel Dollé, lui aussi mis en examen) et le secrétaire général adjoint sont tous impliqués dans des agissements douteux ou criminels, c'est la réputation de l'IAAF toute entière qui est mise en doute , et cette réputation doit être restaurée, souligne le rapport.

Il s'agit de la deuxième partie du rapport de la Commission d'enquête indépendant de l'AMA sur le dopage et la corruption dans l'athlétisme. La première partie, publiée en novembre, avait notamment pointé un système organisé de dopage en Russie.